REACHER – Saison 2 – Critique

REACHER – Saison 2 – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur le film

REACHER – Saison 2

Reacher est l’adaptation par Prime Vidéo de la série de roman de Lee Child mettant en scène Jack Reacher, un ancien membre de la police militaire qui parcourt les Etats-Unis et résout des enquêtes.

Cette adaptation se veut plus fidèle à l’œuvre que les deux films avec Tom Cruise et ne se situe donc pas dans la même continuité.

Si la saison 1 nous amenait dans un coin perdu des Etats-Unis, c’est dans une ambiance plus urbaine que se déroulera cette seconde saison.

Le pitch :

Reacher, toujours interprété magistralement par Alan Ritchson, apprend le décès dans des circonstances étranges d’un des membres de son ancien groupe d’investigation militaire.

Ce sera alors pour lui l’occasion de renouer avec son passé et de son ancienne escouade pour déjouer un complot bien plus vaste qu’il n’y parait d’un premier abord.

Une saison deux critiquée mais qui bat des records d’audience :

Cette saison deux est une des plus regardées de Prime Vidéo. Toutefois certaines critiques se sont faites entendre : environnement trop urbain qui dénature l’ambiance, promotion de la masculinité toxique, Reacher avec une équipe alors que c’est un solitaire…

Soyons clair, toutes ces critiques sont infondées. Reacher n’a jamais prôné la masculinité toxique, bien au contraire le casting féminin est encore plus fort et « badass » qu’en saison 1. Quant au personnage principal il est égal à lui-même, un colosse de 1m90 avec un intellect hors norme, qui a du mal à maintenir des liens sociaux. Oui, il se bat et casse la figure à ses opposants mais le casting féminin fait de même. Rarement une série n’aura été aussi équilibrée à ce niveau-là.

L’environnement urbain ne dénature pas la série et montre justement un Reacher évoluer dans un environnement différent avec des antagonistes qui n’ont rien à voir avec ceux de la saison 1.

Quant à son travail d’équipe, cela nous permet surtout de magnifier le personnage principal tout en nous donnant des indices sur son passé.

Le verdict :

La saison 2 de Reacher est excellente, maitrisée et permet d’aller encore plus loin avec le personnage. Vivement la saison 3 !

Par Grégory Caumes

Copyright Amazon Studios

NOTRE NOTE

BANDE-ANNONCE :

SHOWING UP (2023) – Critique

SHOWING UP (2023) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur SHOWING UP

Showing Up ou comment la Vie nourrit l’Art, comment l’Art imite la Vie.

Ecrit et réalisé par la cinéaste américaine Kelly Reichardt, Showing Up dépeint avec tendresse et lucidité le quotidien d’une artiste sculptrice et plus particulièrement de ses créations, dont elle puise l’inspiration des inhérences banales et chaotiques de son existence.

Ce nouveau long-métrage, présenté au festival de Cannes en 2022, est l’occasion pour la réalisatrice-scénariste de retrouver son actrice fétiche, Michelle Williams, qui marque leur quatrième collaboration depuis leur tout premier film Wendy & Lucy, sortie en 2008. L’actrice de Certain Women campe ici le rôle de Lizzie, une artiste antipathique, pas vraiment heureuse et égoïste qui doit présenter dans quelques jours sa première exposition. Malheureusement pour elle, des événements extérieurs viennent perturber sa tranquillité d’esprit et l’empêchent de travailler sereinement sur les oeuvres qu’elle devra prochainement exposer.

Avec Showing Up, Kelly Reichardt déconstruit habilement le mythe de l’artiste et du génie créatif qui se cache derrière le nom. L’histoire, qui se déroule chronologiquement sur quelques jours avant son vernissage, entraîne le spectateur dans le quotidien solitaire de Lizzie et du chaos environnant qui gravite autour d’elle : un ballon d’eau-chaude qui ne marche plus, un chat qui n’en fait qu’à sa tête, un pigeon malade, une famille de plus en plus dysfonctionnelle. Malgré tout ces petits tracas qui ne nous paraissent pas tout à fait débordant, on comprend rapidement qu’ils deviennent sources d’angoisses en même temps qu’ils sont les fondements  même de son inspiration.

La cinéaste met particulièrement l’accent sur deux aspects distinct de la personnalité d’artiste : à travers le personnage de Jo (interprétée par la géniale Hong Chau), celle de l’artiste libre et entourée, qui se révèle être de nature plutôt instable,  insouciante et qui n’en fait qu’à sa tête. Et de l’autre, celle de Lizzie, l’artiste au tempérament plus renfermer, solitaire et insipide mais qui se dévoile être au final une personnalité beaucoup plus attachante, intéressante et responsable  qu’il n’y paraît. Cette évolution notable fait grandement partie de l’intelligence et la richesse du scénario  co-écrit avec  Jonathan Raymond

La symbolique de l’animal qui occupe pendant un court instant la vie d’un l’artiste est également une partie intégrante de Showing Up. En recueillant bien malgré-elle l’oiseau blessé par son chat dont elle s’était débarrassée, Lizzie transfigure sur cet animal fragile la figure de son mal-être personnel et révèle au spectateur une autre facette de sa personnalité que l’on n’aurait pas soupçonnée. L’autre idée du film provient du fait que l’art reste le médium le plus puissant et le plus accessible pour absorber, matérialiser et transmettre des émotions qui sont parfois hors de notre portée ou de notre propre langage.

A mi-chemin entre le cinéma indépendant américain et le documentaire, la réalisatrice propose un film à la fois clairvoyant et bienveillant sur les affres et pérégrinations de la vie d’artiste qu’on idéalise. La simplicité de sa mise en scène, l’écriture à double sens et le caractère très naturel de ce nouveau long-métrage confirme que oui, Kelly Reichardt mérite amplement son titre de grande cinéaste américaine de notre époque.

Par Rémi Vallier

Photos : Allyson Riggs/A24

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BOB MARLEY: ONE LOVE – Critique

BOB MARLEY: ONE LOVE – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur le film

BOB MARLEY : ONE LOVE

Bob Marley : One Love est un film américain réalisé par Reinaldo Marcus Green. Il s’agit d’un film biographique sur le chanteur Bob Marley.

Bob Marley est incarné par Kingsley Ben-Adir et sa femme, Rita Marley, est interprétée par Lashana Lynch.

One love est un très bon film qui se concentre sur une partie de sa vie (la plus importante « politiquement »), celle de son « exil » à Londres et de la création de son album le plus mythique, Exodus.

Le casting est impeccable et le duo Ben-adir et Lynch fonctionne à merveille. La réalisation est de très bonne facture avec certains moments vraiment inspirés.

La musique est évidemment formidable.

C’est un divertissement familial – même si certaines scènes de violence peuvent choquer les plus jeunes – qui délivre un message universel et intergénérationnel d’unité et d’amour.

Il est possible, toutefois, que le film divise sur un point car il parle de l’impact de la religion dans la vie de Bob Marley, ce que peu de gens savent, avec une vision parfois trop idyllique du mouvement Rastafari.

Ce film en occulte les dérives notamment le fait que cette idéologie a empêché Bob Marley de bien soigner son cancer comme le déclarent certaines biographies.

À part ce point, c’est un super film dans le même style que Bohemian Rapsody, divertissement tout public qui délivre avant tout, de façon posthume, le message de l’artiste

Par Grégory Caumes.

Copyright 2023 Par. Pics.

NOTRE NOTE

BANDE-ANNONCE :

TOP Meilleures fin de séries TV

TOP Meilleures fin de séries TV

TOP des MEILLEURES FINS DE SÉRIES TV

Le top que nous allons vous présenter est évidemment subjectif et reflète les goûts de son auteur. Evidemment ce top sera full spoiler donc si vous ne voulez pas être spoilés, ne le lisez pas. Ce top ne contiendra pas de fin d’animé car un top spécifique pourra être fait sur le sujet.

Et surtout complétez ce top en commentaire avec vos fins préférés.

Qu’est ce qu’une bonne fin de série TV ?

Déjà faut-il que la série ne fût pas annulée avant de nous avoir raconté son histoire (même s’il y a une exception dans ce top). Une bonne fin c’est celle qui nous délivre le message de l’œuvre, qui nous fait nous rendre compte que ses personnages vont nous manquer et qui, une fois regardée, nous laisse triste mais étrangement satisfaits d’avoir vécu ce moment si fort.

10. Malcom in the middle :

La série Malcolm in the middle reste à ce jour une des plus grandes réussites dans le domaine des séries humoristiques. Mais si elle est si forte, c’est qu’en plus de nous faire rire elle a une vraie analyse de la société américaine. Dans une scène parfaite, Lois, la mère de Malcolm, explique à ce dernier quelle est sa place dans le monde, pourquoi il était important qu’il en « bave autant » pour au final, grâce à son intelligence, pouvoir enfin représenter « les petites gens » dans un monde qui les met de côté.

Humour, émotion et accomplissement du héros, la fin de Malcolm est une réussite totale.

9. La petite maison dans la prairie :

Oui l’auteur de ces lignes est tout autant étonné que vous.

Qui aurait pu penser que la fin de La petite maison dans la prairie se ferait dans un déluge d’explosions ?

Après des années à tenter de survivre dans la ville de Walnut Grove, les habitants apprennent avec stupéfaction qu’un magnat de l’immobilier est propriétaire de leur terre. Les habitants du village ne veulent appartenir à personne et quitte à tout perdre, ils garderont leur liberté.

Ils font alors exploser leurs maisons. Ils seront fiers et libres jusqu’au bout et le magnat immobilier n’aura d’eux que des cendres. Une des fins les plus fortes et clivantes de l’histoire des séries TV.

8. Buffy contre les vampires :

L’affrontement final est cataclysmique et homérique entre l’équipe de la tueuse et les hordes des vampires, certains héros y laisseront même leur vie tragiquement. Arrive alors la fin de l’arc de rédemption de Spike qui par amour pour la tueuse se sacrifiera pour stopper les forces du mal. Un moment tragique où la tueuse tentera de lui mentir en lui disant qu’elle l’aime et où ce dernier la remerciera même s’il sait que le cœur de la tueuse est tourné vers un autre. Serein, il se sacrifiera héroïquement pour que la femme qu’il aime survive.

La ville maudite de Sunnydale n’y survivra pas mais l’ultime adversaire – si on ne prend pas en compte les BD – sera stoppé.

Buffy fini alors son parcours héroïque en étant une femme libérée enfin maitre de son destin. Le dernier plan la montre se tourner vers l’avenir.

7. Spartacus :

La victoire dans la défaite. Comment raconter la fin tragique de Spartacus en donnant une note d’espoir. Car on le sait, la dernière bataille de l’ancien esclave sera une défaite cuisante.

Mais même s’il perd, il marquera l’histoire comme l’ultime résistant à un empire sur le déclin. Il est l’esclave qui aura fait frémir la plus grande puissance que la terre ait connue à cette époque.

Et quand l’Empire Roman aura cessé d’exister, le nom de Spartacus aura traversé les âges comme ultime symbole de résistance à l’oppresseur. La série arrive alors à nous délivrer un message d’espoir lors d’un des épisodes les plus tristes de l’histoire des séries TV.

6. Ted Lasso :

Après trois saisons aussi drôles que touchantes, Ted Lasso l’entraineur de football américain devenant coach de football en Angleterre fait un choix logique – tant il est bienveillant – mais pourtant difficile : quitter ses amis et son club pour retrouver son fils aux Etats-Unis qui a besoin de lui.

Evidemment que le coach Lasso n’allait pas laisser son fils seul et après son divorce déchirant avec son ex-femme, on espérait qu’il refasse sa vie en Angleterre mais au final sa priorité reste son fils. Le dernier épisode est l’occasion de voir l’impact que sa bienveillance aura eu sur son entourage et leur aura permis de se réaliser dans leur vie.

Si l’épisode en lui-même est classique, il est par contre la parfaite conclusion de l’aventure que nous avons vécue avec Ted Lasso et ce dernier en brisant le 4ème mur nous montrera à quel point, en seulement trois saisons, Ted Lasso nous aura apporté et nous manquera.

5. After life :

Peut-on se remettre de la mort d’un proche ? Comment vivre quand l’amour de sa vie est décédé ?

Pendant trois saisons, la série va tenter de répondre à ces questions. Et là où certaines séries vont tenter d’y répondre classiquement, After Life va choisir une voie plus difficile. Tony, magistralement interprété par Ricky Gervais, avait trouvé l’âme sœur et elle est morte. Il comprend que l’amour de sa vie était unique et au lieu de sombrer dans le désespoir et de nuire au gens autour de lui pour leur faire payer le prix de sa propre douleur, comme il le fait au début de la série, il choisira de renouer avec ceux qui l’entourent, de tenter de les aider à trouver le bonheur comme lui a pu l’avoir.

Les dernières images montrent successivement la disparition de son chien et de lui-même. Le message est délivré : nous sommes peu de temps sur cette Terre et notre but est juste d’essayer de rendre heureux les gens qui nous entourent car c’est la seule manière de trouver le bonheur quand on a tout perdu.

Oui vous allez pleurer pendant tout ce final.

4. Breaking Bad :

Que dire de ce final si ce n’est qu’il est parfait. Il a mainte fois été analysé alors nous ne garderons ici que deux scènes : Walter qui avoue à sa femme que même s’il a commencé à dealer pour sa famille, il a continué dans la voie du crime car il a aimé ça. Ultime moment de confession et d’accomplissement de l’anti-héros qui enfin embrasse pleinement sa destinée.

Puis, après une scène d’anthologie à la Scarface, vient le trépas du héros, en paix avec son destin. Quand on termine Breaking bad, on se dit juste : il n’y a rien à rajouter, c’est parfait.

3. The Crown :

Si le début de la dernière saison de la série s’était un peu éloigné de la reine pour nous parler de Diana, le final lui sera entièrement dédié.

Intimiste, nous pouvons voir ses doutes de femme au crépuscule de sa vie et ses interrogations sur sa fin de règne. Tout au long de l’épisode, les actrices l’ayant interprétée plus jeune viendront la questionner sur son devenir, sur ses derniers choix.

Et au final elle comprendra que son destin de Reine était aussi son destin de femme et que le fardeau qu’elle porte, seule elle peut l’assumer. Puis dans une scène quasiment onirique, nous la verrons longuement marcher vers la lumière, symbole touchant d’une Reine qui nous a quitté mais qui part en paix avec elle-même.

Simple, beau et émouvant, cet épisode est une ode complète à la série et nous questionne nous même sur le temps qui passe et sur le jour où nous devrons nous aussi quitter la scène. Vous sortirez changé du visionnage de cette série et en particulier de ce dernier épisode.

2. Mr Robot :

Pour expliquer la fin de Mr Robot, il faudrait expliquer toute la série ici. Mais pour résumer Elliot, le personnage principal, hacker de génie et aux multiples personnalités qui se battent pour le contrôle de son corps, finit par se débarrasser du dernier antagoniste et se retrouve plongé dans un monde fabuleux que son subconscient a créé.

Il doit alors faire face à une vérité dramatique, le Elliot qu’on suit depuis le début n’est pas le vrai Elliot, il est une des personnalités qui a pris le dessus sur le vrai protagoniste. Il doit alors accepter cette réalité et faire le bon choix. Si dans un premier temps il refuse de faire revenir le vrai Elliot, ce sera sa sœur qui le fera changer d’avis. Dans une scène magnifique à la BO formidable, il rejoint les autres personnalités et libère le vrai Elliot.

Puissant et magistral, cette fin intelligente reste un modèle d’écriture.

1. Code Quantum :

Samuel Becket, dit Sam, est un scientifique qui « saute » aléatoirement dans le temps pour venir en aide à des inconnus et corriger les erreurs du passé. Il s’incarne dans une personne existante et lui rend son corps une fois sa mission accomplie. Depuis le début de la série, il pense ne pas savoir comment rentrer chez lui.

Dans le dernier épisode il s’incarne lui-même pour la première fois et se retrouve dans un bar tenu par un homme qu’il a déjà rencontré dans le premier épisode. Au cours de sa mission, il va recroiser des personnes qu’il a déjà sauvées mais sous d’autres noms.

Très vite il va se rendre compte qu’il est dans une sorte de monde à côté du monde et que le Barman serait soit Dieu soit le Destin. Ce dernier lui fait une révélation forte, Sam contrôle inconsciemment ses « sauts » et son inconscient l’empêche de rentrer chez lui car il souhaite aider les gens plus que de rentrer « à la maison ».

Dieu ou le Destin lui donne (ou redonne) son libre arbitre en le faisant prendre conscience de la possibilité de choisir. Sam déclare alors qu’il veut aider Al, son meilleur ami, avant de rentrer chez lui, la femme de ce dernier s’étant remarié à contre cœur pensant ce dernier mort au Vietnam.

Sam « saute » dans le temps, rencontre la femme de Al et lui révèle qu’il est vivant et qu’il va rentrer. Puis écran noir avec deux textes sur fond noir : Al et sa femme sont heureux ensemble et ont des enfants, Samuel Becket n’est jamais rentré chez lui

A l’époque la série fut annulée avant sa fin, et les scénaristes durent conclure assez vite. Pourtant cette fin représente une des plus fortes et belles conclusions du monde des séries TV car elle délivre parfaitement le message de l’épopée de Sam.

En effet, on nous dit que Sam est bon inconsciemment, une bonté à l’état pur. Dieu ou le Destin lui donne conscience de son choix et de son destin. En pleine connaissance, Sam décide de consacrer sa vie aux autres et les aidera toujours. Il est purement bon même en pleine conscience.

En choisissant cette fin douce-amère mais si forte et cohérente par rapport au destin de son héros, la série nous délivre ce message : la bonté absolue peut exister et qu’elle soit consciente ou non, Samuel Becket incarne cette bonté.

Cette fin est parfaite.

TOP proposé par Grégory Caumes

GODZILLA MINUS ONE – Critique

GODZILLA MINUS ONE – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur le film

GODZILLA MINUS ONE

Godzilla Minus one est un film japonais de Takashi Yamazaki avec Ryûnosuke Kamiki, Minami Hamabe et Yûki Yamada.

Il est important de préciser que ce film n’est pas dans la continuité du monsterverse américain comprenant Godzilla et Kong. Il s’agit plus d’un reboot du Godzilla original avec le retour du studio de la Toho à la production.

Il est inutile de faire durer le suspens car avec seulement 15 millions d’euros de budget – pour rappel le dernier « Asterix » a couté 72,4 millions et « The Marvels » 270 millions – ce film met une claque phénoménale aux supers productions du monde entier.

Le film est un chef d’œuvre de réalisation passant de scènes intimistes puissantes à des scènes de chaos et de destruction d’une qualité bluffante. Godzilla Minus One est donc une totale réussite et cela à plusieurs niveaux.

La réalisation :

Encore une fois réussir à tourner un tel film avec si peu de budget est incroyable. La plupart des scènes sont d’une qualité parfaite, les effets spéciaux sont impeccables et, c’est à souligner, les scènes servant à développer les personnages ou à donner une vision du Japon d’après-guerre sont tout autant réussies.

Le scénario :

Oui ce film nous rappelle qu’une œuvre sur Godzilla doit être avant tout un film sociétal et politique. Placer l’action du film après la défaite japonaise lors de la seconde guerre mondiale est une idée brillante. En reprenant l’essence même du premier film, on revient sur le sentiment de désespoir du peuple japonais. On assiste aussi à une critique de la politique japonaise lors de la guerre mais aussi une analyse de la pression que mettent les grandes puissances d’après-guerre sur les vaincus. Le scénario sait nous tenir en haleine tout en nous délivrant une fresque sociétale bouleversante. C’est juste parfait.

Et le reste ?

Que cela soit la musique ou l’acting – tant qu’on n’est pas réfractaire à certains poncifs du cinéma japonais – nous sommes sur du très bon niveau.

En conclusion :

Oui Godzilla Minus One est une leçon de cinéma. On peut réaliser un grand film fantastique avec seulement 15 millions de dollars tout en délivrant une fable sociétale forte.

Par Grégory Caumes.

Copyright Photos : Toho Co., Ltd.

NOTRE NOTE

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PRISCILLA (2023) – Critique

PRISCILLA (2023) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur PRISCILLA

Priscilla, huitième long-métrage de la cinéaste Sofia Coppola, est un biopic visuel à coeur ouvert, narrant l’envers du décor d’un conte de fées Hollywoodien avec, en vedette, son couple phare : Priscilla et Elvis Presley. Plus Priscilla qu’Elvis, le film rend hommage à la femme derrière le King, ainsi qu’à son singulier courage dans le combat qu’elle a menée tout au long de leur relation pour s’émanciper.

Pour son nouveau long-métrage, Sofia Coppola décide d’adapter les mémoires de Priscilla Presley « Elvis and Me » qui relate sa relation tumultueuse avec Elvis Presley ; de leur rencontre improbable et hors du commun à leur séparation inévitable mais libératrice. Si l’oeuvre s’intéresse aux moments clés de leur histoire, c’est toujours à travers le regard de la jeune Priscilla, car c’est son film, son point de vue. Si la démarche semble féministe, l’oeuvre reste très à distance des sujets actuels et se concentre davantage sur son évolution notable plutôt que de dénoncer des faits.

 Le film est une véritable leçon de cinéma en matière de réalisation, offrant une remarquable mise en scène et une direction artistique époustouflante, des plans saisissants et parfaitement cadrés au millimètre près. Sublimée par la photographie de Philippe Le Sourd, maître de l’ombre et de la lumière, l’oeuvre aux couleurs pastels arrive facilement à nous replonger avec nostalgie dans  l’ambiance américaine des années 50-60. La qualité indéniable des décors et des costumes méticuleusement choisis contribuent à renforcer grandement cette impression. Si quelques lenteurs viennent de temps en temps plomber le rythme, c’est pour mieux rendre compte de l’univers très restreint et reclus de son héroïne.

Saluons également le soin tout particulier apporté à la bande originale du film avec, comme toujours, Phoenix aux commandes et quelques pépites musicales de l’époque.

Son casting séduisant et encore peu connu achève l’idée de ce couple iconique : Jacob Elordi (Euphoria, Saltburn), avec  son charisme et son visage d’ange rebelle, arrive à être plus que convaincant dans le rôle du King et Cailee Speany (Pacific Rim: Uprising, The Craft), véritable révélation du film, délivre une interprétation absolument saisissante et bouleversante en Priscilla Presley.

Sans verser dans le mélodrame ou dans la surenchère de situation anecdotique, Sofia Coppola délivre une fois de plus une oeuvre sensible et délicate, qui n’est pas sans rappeler certaines réalisations de sa filmographie (Marie Antoinette, 2006). Priscilla est, sans prétention, une des plus belles oeuvres cinématographiques de ces dernières années car, oui, le film est beau, visuellement maîtrisé de bout en bout avec un certain sens de l’esthétisme et de l’élégance, ce qui est de plus en plus rare dans le cinéma actuel pour être souligné.

Sofia Coppola, qui n’est pas simplement fille de « … », est une artiste bel et bien à part entière et accomplie, possédant surtout le riche héritage de transmettre un art qui se perd : raconter des histoires, visuellement. Preuve que toute chose et que tout art se transmets bien de père en fille.

Par Rémi Vallier

Photos : Copyright A24

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TOP 2023 – SÉRIES

TOP 2023 – SÉRIES

TOP 2023 – SÉRIES

Comme pour le Top FILMS, notre chroniqueur Grégory nous propose son Top 10 pour les séries et un TOP pour les animés. 

TOP 10 de Grégory

1. Ted Lasso – Saison 3 (Apple TV)

2. The Crown – Saison 6 (Netflix)

3. One Piece – Saison 1 (Netflix)

4. Sanctuary – Saison 1 (Netflix)

5. Silo – Saison 1 (Apple TV)

6. La traque dans le sang – saison 1 (Netflix)

7. Monarch – Saison 1 (Apple TV)

8. Pax Massilia – Saison 1 (Netflix)

9. Warrior – Saison 3 (Pass Warner)

10.  Yu Yu Hakusho – saison 1 (Netflix)

 

1. Jujutsu Kaisen – Saison 2 (Crunchyroll)

2. Vinland saga – Saison 2 (Netflix)

3. Pluto – Saison unique (Netflix)

4. Onimusha – Saison 1 (Netflix)

5. Demon Slayer – Saison 4 (Crunchyroll)

6. L’attaque des titans – saison finale partie finale (Crunchyroll)

7. Castlevania : Nocturne – Saison 1 (Netfix)

8. Invincible – Saison 2 (Prime video)

9. Bleach: Thousand Year Blood War – partie 1 et 2 (Disney +)

10.  The Faraway Paladin – saison 2 (Crunchyroll)

 

TOP 2023 – FILMS

TOP 2023 – FILMS

TOP 2023 – FILMS

Comme tous les ans, les rédacteurs de La Minute Ciné se livrent à un exercice de synthèse périlleux dans le but d’échafauder leur classement des meilleurs films vus au cinéma en 2023. 

Voici le Top 10 films de chacun des trois rédacteurs, ainsi que le résultat du Top des abonnés.

TOP 10 de Grégory

1. Killers of the Flower Moon

2. Oppenheimer

3. Suzume

4. Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan

5. L’Astronaute

6. Les Trois Mousquetaires : Milady

7. Gran Turismo

8. La famille Asada

9. The Creator

10. Gueules noires

 

TOP 10 de Rémi

1. Past Lives

2. About Kim Sohee

3. Misanthrope

4. Hunger Games et la ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

5. Super Mario Bros, le film

6. Barbie

7. Emily

8. Jeanne de Barry

9. Suzume

10. Tar

TOP 10 de Sébastien

1. Past Lives

2. L’Astronaute

3. Je verrai toujours vos visages

4. Vincent doit mourir

5. Misanthrope

6. La Tresse

7. The Whale

8. Babylon

9. Anatomie d’une chute

10. Oppenheimer

TOP 2023 des abonnés

LES TROIS MOUSQUETAIRES: MILADY

LES TROIS MOUSQUETAIRES: MILADY

Fiche technique :

Notre avis sur le film

LES TROIS MOUSQUETAIRES: MILADY

Avant-propos : Cette critique est sans spoiler et ne mentionne que des choses visibles dans la bande annonce.

Les Trois Mousquetaires : d’Artagnan de Martin Bourboulon fut une très belle surprise de ce début d’année et voir arriver sa seconde partie « Milady » aussi vite s’explique par le simple fait que les deux parties furent tournées en même temps. Procédé déjà utilisé par Le seigneur des anneaux de Peter Jackson pour limiter les coûts mais qui assure une vraie cohérence visuelle et narrative de l’œuvre.

Soyons clair, oui ce deuxième opus est aussi réussi que le premier même si certaines libertés prises avec l’œuvre peuvent étonner voire énerver les puristes. Pourtant certains de ces choix sont particulièrement bienvenus pour mieux rythmer l’œuvre mais aussi l’encrer encore plus avec les évènements de son époque. Le personnage de Milady est aussi modernisé, ce qui est une bonne chose car même Alexandre Dumas avait apporté des corrections au personnage dans la pièce de théâtre sur son œuvre. L’ajout de certains passages au siège de La Rochelle donne une ampleur encore plus épique à l’œuvre. 

Un rajout important est celui d’Hannibal, mousquetaire noir, surement inspiré de Aniba d’Assinie, premier officier Français noir et prince de son état. Evidemment on est dans l’anachronisme volontaire car ces évènements se passèrent sous Louis XIV et non Louis XIII et on sait que l’objectif est de lui dédier une série télé. Il est dommage de ne pas respecter la vrai histoire d’Aniaba d’Assinie qui est très intéressante et épique mais cela ne gâche en rien le film, bien au contraire car son interprète, Ralph Amoussou, est comme toujours particulièrement convaincant dans le rôle.

Le reste du casting est toujours excellent et ce deuxième opus donne l’occasion de voir plus de moments de camaraderie que le premier, ce qui nous permet de croire vraiment dans leur dévouement les uns envers les autres.

Evidemment Eva Green reste parfaite en Milady et incarne à merveille les deux facettes du personnage.

La réalisation est au même niveau que le premier et vraiment cela fait du bien de voir enfin un tel niveau dans le cinéma Français.

La seule interrogation reste le dénouement du film qui diverge avec l’œuvre originale et qui peut laisser un peu sur sa faim. Cela ne gâche en rien l’expérience mais cela interroge.

Au final, nous avons là une œuvre d’envergure, solide, et qui semble s’inscrire dans le « Alexandre Dumas Cinématique Universe » et on ne peut qu’être impatient de voir la suite – notamment avec l’adaptation du comte de Monté Christo et on l’espère les adaptations des suites des aventures des mousquetaires. Nos supers héros français sont les mousquetaires et les chevaliers et il est bon de voir le cinéma français enfin aimer notre patrimoine.

En conclusion: un opus au niveau du premier

Par Grégory Caumes.

Copyright Photos : Ben King

NOTRE NOTE

BANDE-ANNONCE :

HUNGER GAMES (2023) – Critique

HUNGER GAMES (2023) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur le film

HUNGER GAMES: LA BALADE DU SERPENT ET DE L’OISEAU CHANTEUR 

Avant-propos : L’auteur de ces lignes a vu le film en projection presse et n’a pas lu l’ouvrage d’origine mais connait bien la trilogie originale.

Si beaucoup de personnes, dont l’auteur de ces lignes, pensaient que tout avait été dit sur la saga Hunger Games, ce film vient les contredire.

Prequelle à la saga d’origine, on y voit le jeune Coriolanus Snow, futur antagoniste de la saga, dans ses jeunes années, devenir le mentor de Lucy Gray Baird, jeune fille du district 12 devant participer sous peu aux hunger games.

Nous n’avons pas ici une redite des autres films, se déroulant bien avant la saga, les hunger games n’en sont qu’à leurs difficiles débuts et de plus en plus de gens les contestent ou ne les regardent plus.

Le jeune Corialanus va donc être partagé entre son rôle de mentor, de membre de l’académie mais aussi d’être humain. Doit-il aider à la promotion de ces jeux ou doit-il s’éloigner de cette voie de violence ?

Rentrer dans le passé de ce personnage est formidablement intéressant tant il est bien écrit. Nous sommes face à un personnage qui peut basculer à tout moment et dont les choix vont marquer l’histoire de ce monde fictif.

Le film allie parfaitement politique, action, intrigue amoureuse et critique acerbe de la société de consommation. Il porte à la perfection les messages de la saga et nous interroge aussi sur les choix que nous aurions pu faire à la place du jeune Snow.

Ce film a aussi le mérite de nous montrer les rouages du Capitole et son fonctionnement envers les discricts à un moment où la dictature vient de prendre le pouvoir après avoir anéanti la rébellion.

Evidemment le casting est parfait, les deux héros portés par Tom Blyth et Rachel Zegler sont à la fois charismatiques mais aussi très atypiques dans leur traitement. Peter Dinklage et Viola Davis incarnent parfaitement le pouvoir et la décadence du Capitole.

La BO est aussi très bonne avec des chants particulièrement bien interprétés par Rachel Zegler.

Le seul bémol sera certains effets spéciaux et fonds verts un peu trop visible mais cela reste acceptable.

Au final, nous avons donc un retour gagnant de la franchise reine des années 2010. Un seul regret ? On veut en savoir encore plus sur le Lore de cet univers et sur le jeune Snow.

Par Grégory Caumes.

Copyright photos : Metropolitan FilmExport

NOTRE NOTE

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