BLACK ADAM (2022) – Critique

BLACK ADAM (2022) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur BLACK ADAM

Avant-propos Il est important de rappeler que l’auteur de ces lignes est un fan de Dwayne Johnson. Dans son portefeuille, il a une photo de sa femme et une photo de The Rock (et la deuxième photo est la plus usée). Cette critique est faite après deux visionnages du film.

Dire que l’univers DC au cinéma a une histoire chaotique est un euphémisme. Univers lancé par Man of Steel de Zack Snyder puis coupé dans son élan par un Justice League de Josh Whedon raté, nous ne savions pas vraiment où allait cet univers partagé et le projet Black Adam venait encore plus troubler le spectateurs. Pourtant ce film est clairement un tournant dans le développement d’un univers partagé entre super héros venant de l’Univers DC, autant au niveau artistique que scénaristique.

Le Pitch :

Teth-Adam est né dans un univers violent prenant place plusieurs millénaires avant notre ère dans le pays fictif de Kahndaq. Il obtiendra des pouvoirs par le biais de sorciers soucieux d’instaurer l’ordre dans une société dirigée par un despote sans pitié. Toutefois suite à un événement tragique, Teth Adam disparaitra et Kahndaq ne retrouvera jamais sa liberté.

Evidemment une expédition archéologique va délivrer l’anti-héros qui devra faire face aux troupes d’occupations de son pays mais aussi à la Justice Society voulant arrêter un héros surpuissant et particulièrement violent.

Le scénario est simple mais efficace, nous sommes dans le cadre d’une origine story avec les points classiques du genre dont la recherche de son code de héros et de sa place dans un monde contemporain qu’il ne comprend pas. Toutefois nous avons avec ce film une version assez rafraichissante de ce genre d’histoire avec un héros qui n’hésite pas à tuer si nécessaire, qui est en pleine possession de ses facultés et qui se voit opposer une équipe de héros tout aussi déterminés à le stopper pour éviter qu’il déstabilise le monde dans lequel il vient d’atterrir.

Une œuvre vraiment satisfaisante :

On nous promettait de l’action et nous en avons. Le film va vite, tape fort et ne nous laisse pas une minute de repos. Dwayne Johnson est parfait dans le rôle de l’anti-héros. La Justice Society est vraiment intéressante avec un Pierce Brosnan très convainquant en Docteur Fate (même si il est bien moins puissant que dans les comics). L’alchimie entre les personnages marche dessuite et on a clairement envie de les revoir dans un conflit plus vaste qui ne manquera pas d’arriver.

Le film nous donne exactement ce qu’il nous a promis, des affrontements de super héros autant physiquement qu’idéologiquement (tuer un ennemi ou l’épargner avec le risque qu’il revienne pour faire le mal ?).

Le cahier des charges est rempli et nous avons au final une arrivée convaincante d’un anti-héros dans un monde plus vaste, c’est exactement ce que les trailers nous avaient vendu.

Quelques défauts quand même :

Le film n’est pas parfait, le méchant principal est très oubliable, les musiques ne collent parfois pas vraiment avec l’action et ont été exploitées à outrance par le passé, la réalisation est correcte sans être révolutionnaire et l’enchainement des scènes d’actions laisse parfois trop peu de place au développement du personnage. Mais ces points ne sont pas assez présents pour porter atteinte à l’expérience que nous vivons avec ce film.

En conclusion :

Nous avons un film solide, cherchant vraiment à faire plaisir aux fans, et s’inscrivant dans un monde plus vaste qui donne envie d’aller plus loin. Dwayne Johnson est fait pour incarner Black Adam, c’est une certitude, et va bouleverser un univers cinématographique DC qui en avait bien besoin.

Et surtout ne loupez pas la scène post générique, les fans ont été entendus et ça fait du bien.

Par Grégory Caumes.

NOTRE NOTE

BANDE-ANNONCE :

CANDY (2022) – Critique

CANDY (2022) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur CANDY : MEURTRE AU TEXAS

Non, non, il ne s’agira pas ici de présenter notre chère Candy, héroïne de manga au regard de biche et au sourire espiègle qui a bercé toute une génération d’enfants dans les années 80. La nouvelle série de Disney+, CANDY : Meurtre au Texas, relate l’histoire glaçante – mais vraie – de Candy Montgomery ; accusée, jugée puis acquittée du meurtre de son amie et voisine Betty Gore. Cette dernière fut retrouvée morte à son domicile après avoir reçu 41 coups de hache.

Portée magistralement par son actrice principale Jessica Biel (The Sinner) dans le rôle-titre, la série nous (re) plonge parfaitement dans une Amérique toujours aussi puritaine et pas vraiment libérée de ses mœurs, oscillant entre une foi inébranlable envers les codes sociaux de l’époque (pas si lointaine d’ailleurs) et le désir secret, profond, de s’écarter d’une vie beaucoup trop bien rangée.

Dès les premières minutes de l’épisode 1, Candy pose son doux et inquiétant regard sur le spectateur comme pour le défier un peu plus de croire ou de ne pas croire que cette femme, mère de famille et épouse comblée, membre active de sa paroisse et de la communauté, commettra dans quelques heures l’irréparable. C’est d’ailleurs le principal sujet de la série : Pourquoi ? Pourquoi avoir commis un tel acte aussi violent et inexplicable ?

Rhétorique ou non, CANDY s’amuse de l’ambivalence de son personnage, qui boue d’une passion ardente et interdite à l’intérieur d’elle-même, et le place dans un contexte social où la place de la femme est reléguée au second plan. Le personnage de Betty Gore (incarnée par l’excellente Melanie Lynskey) ancienne professeure, est tout le contraire de Candy : femme-enfant, jalouse, souffrant d’une dépression post-partum, mis à l’écart par sa communauté, vivant difficilement sa vie de femme au foyer avec un mari quasiment absent dont elle cherche désespérément du réconfort.

Mais à mesure que la série progresse dans son propos, le portrait des deux femmes s’amenuise et perd l’équilibre. Le show devient simplement du pur divertissement visant à mener à sa conclusion macabre et sanglante. En dépit de sa mise en scène presque parfaite, la narration souffre d’un manque de rythme et d’une baisse générale de tension, due en partie à l’utilisation répétée de flashbacks. On saluera toutefois le travail impressionnant et immersif de sa photographie, recréant parfaitement l’ambiance esthétique des années 70-80.

Ne vous laissez pas surprendre par le tendre regard acidulé de CANDY. Bien que son histoire soit complexe et intéressante, la vérité ne sera jamais celle que l’on connaît déjà. Il ne reste que l’imagination de notre propre interprétation pour essayer de comprendre les raisons d’une telle violence. La série reste de bonne facture, mais n’est malheureusement pas exempt de défaut.

Par Rémi Vallier.

NOTRE NOTE

BANDE-ANNONCE :

FOR ALL MANKIND – Saison 3 – Critique

FOR ALL MANKIND – Saison 3 – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur FOR ALL MANKIND – saison 3

Cette critique est garantie sans spoilers majeurs sur la série pour ceux qui n’aurait pas vu les saisons 1 et 2.

For All Mankind est surement la meilleure série de science-fiction de ces dernières années mais… personne ne la regarde car elle est sur Apple TV.

Pourtant cette série est une pépite et la saison 3 confirme l’excellence de cette œuvre.

Le Pitch de base est simple : nous sommes dans une uchronie où ce sont les russes qui sont arrivés en premier sur la Lune. La course à l’espace à donc continué entre les Etats Unis et la Russie.

Chaque saison se déroule à peu près sur une décennie : saison 1 dans les années 70, Saison 2 dans les années 80 et saison 3 dans les années 90. Si les deux premières saisons était centrées sur la Lune, la troisième va nous raconter la course à Mars entre les Etats Unis, la Russie et le secteur privé.

Tout est traité avec intelligence dans cette série : la course à l’espace, la lutte contre le racisme et l’homophobie, la politique globale d’un monde qui diverge de plus en plus avec le nôtre. For All Mankind embrasse tous les sujets sociétaux actuels en les traitant intelligemment et toujours au service de l’intrigue et ça fait du bien. Rarement une série n’aura autant travaillé ses personnages et au final rarement une série ne les aura rendus aussi attachants.

Sur la forme rien à redire non plus, la réalisation est au top et la bande son est géniale.

Pour chipoter un peu on pourrait pester contre certaines sous intrigues un peu longue mais cela n’enléve rien au plaisir de visionnage.

La course à Mars dans cette saison est donc prenante, puissante dans ses enjeux sociétaux, parfaite dans sa réalisation et nous livre une épopée de SF comme nous en rêvions.

Son créateur, Ronald D.Moore, à qui on doit le chef d’œuvre Battlestar Galactica (le remake) et certains des meilleurs épisodes des séries Star Trek, montre encore une fois sa maitrise de la science-fiction intelligente et profondément humaine.

Surement la meilleure série de SF de ces dix dernières années

Par Grégory Caumes.

NOTRE NOTE

BANDE-ANNONCE :

DRAGON BALL SUPER: SUPER HERO (2022)

DRAGON BALL SUPER: SUPER HERO (2022)

Fiche technique :

Notre avis sur DRAGON BALL SUPER : SUPER HERO

Avant-propos :

La séance à laquelle a assisté l’auteur de ces lignes était proprement catastrophique : film en VO qui se lance sans les sous titres, image à la mauvaise taille et à la mauvaise résolution, refus au départ de refaire partir le film du début pour avoir l’intégralité de l’œuvre avec les sous titres, personnel du cinéma absent, spectateurs qui foutent le bordel. Je ne félicite pas le cinéma Pathé Wepler à Paris pour cette séance catastrophique. Il est normal que les gens désertent les cinéma avec des prestations de plus en plus chères mais de plus en plus mauvaise et avec une absence totale de personnel (notamment pour surveiller la séance ou juste voir si le film se lance bien). La mort annoncé du cinéma ce n’est pas Netflix ou les autres plateformes, c’est le fait que certaines chaines de cinéma prennent les spectateurs pour des c…

Pourtant malgré tout cela, l’auteur de ces lignes a aimé le film.

LA CRITIQUE

Dragon Ball Super : Super Héro est donc le quatrième film de la nouvelle ère de Dragon Ball (même si Battle of gods était estampillé Z, il a bien lancé l’aire Super). Après un Dragon Ball Super Broly très bien animé mais dépourvu de tout scénario au bout de 25mn de film, ce nouvel opus était attendu au tournant. Et il faut avouer que nous ne nous attendions pas à une telle prise de risque autant sur la forme que sur le fond.

Le fond : 

Les bandes annonces n’étaient pas trompeuses, ce film est centré sur Piccolo et Gohan alors que Goku et Végéta ne font que des caméos. En effet l’intrigue se passe sur terre et voit le retour de l’Armée du Ruban Rouge et du petit fils du docteur Géro qui vont déployer des androïdes pour affronter les guerriers Z restés sur terre. Très vite Piccolo va devoir mener son enquête pour découvrir la vraie menace qui se cache derrière les androïdes Gama 1 et 2. Nous ne vous spoilerons pas plus l’intrigue ici mais si elle reste simple, elle est diablement efficace, vraiment drôle et penche clairement vers une ambiance du début de Dragon Ball ou de Docteur Slump. On sent enfin le retour d’Akira Toriyama au scénario et il s’en donne à cœur joie. Le coté combat est très secondaire voir tertiaire même si le climax reste fort à ce niveau-là. Mettre en avant Piccolo et sa relation avec la famille de Gohan est une excellente idée pour mettre en avant l’ensemble de ces personnages et au final ça fait du bien de ne pas voir Goku et Végéta. C’est une prise de risque qu’il faut saluer (on se souvient tous comment les fans ont hurlé quand Gohan remplaçait Goku comme héros lors de la saga Buu). Du coté scénario c’est du bon Dragon Ball comme on en n’a plus eu depuis longtemps.

La forme :

On va être honnête, faire le pari de l’animation 3D pour un film Dragon Ball était risqué et clairement… c’est moche. Ce n’est pas insupportable mais on est loin des animations en 2D qui ont fait la réputation de l’animation japonaise. Au bout d’un moment on s’y fait et oui ça donne des mouvements de caméra sympa mais quand on voit l’intro du film en 2D on se demande pourquoi ils ont fait ce choix à part pour faire des économies. Evidemment, ça ne gâchera pas votre expérience au cinéma mais ça diminue son impact. Il est aussi important de noter qu’aucune musique ne sort vraiment du lot alors que les OAV de Dragon Ball Z nous avaient habitué à des pistes mythiques.

En conclusion :

La forme lui fait perdre des points mais Dragon Ball Super : Super Héros reste un super divertissement, qui au final raconte plus de choses que des arcs entiers de Dragon Ball super, la série animée. Si vous aimez Dragon Ball, c’est un incontournable.

Par Grégory Caumes.

NOTRE NOTE

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CÉRÉMONIE MORTELLE (1983) – Critique

CÉRÉMONIE MORTELLE (1983) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur CÉRÉMONIE MORTELLE

Synopsis : Christie Parson est hantée par la mort de son père, noyé dans une piscine. Elle est certaine qu’il s’agissait d’un meurtre, contrairement à sa mère, qui croit à un simple accident. Bientôt, elle se rend compte que quelqu’un la surveille nuit et jour, un inquiétant rôdeur vêtu de noir, qui semble lié à la morgue locale, théâtre d’étranges cérémonies...

Un slasher efficace des années 80

Thriller horrifique ancré dans les années 80, Cérémonie Mortelle est un slasher de qualité, injustement oublié. Sorti en pleine apogée du genre, pas moins de 15 slashers déferlent au cinéma aux Etats-Unis en 1983, le film se distingue par son casting et ses ingrdients efficaces.

Entre son tueur masqué, vêtu d’une cape noire, et d’étranges cérémonies occultes, donnant au film Cérémonie Mortelle une petite touche de paranormal, l’ambiance est anxiogène et mystérieuse à souhait. Les meurtres sont perpétrés avec une arme plutôt originale : un trocart. Il s’agit d’une sorte de longue et robuste aiguille, employée par les croquemort pour nettoyer l’intérieur des cadavres. L’ensemble est agrémenté de cènes de nudité, le réalisateur Howard Avedis étant spécialiste du thriller érotique, ainsi que de poursuites angoissantes avec des jeunes gens traqués par un tueur terrifiant.

Mais le véritable point fort du film, c’est avant tout son casting. En première ligne, le jeune Bill Paxton (Edge of Tomorrow, True Lies) réalise ici une performance exceptionnelle. A ses côtés, on retrouve l’un des couples stars de la télévision américaine : Linda Day George (série Mission Impossible) et Christopher George (L’Immortel), ainsi que Mary Beth Mcdonough, star de la série The Waltons. Grâce à ce casting, Cérémonie Mortelle bénéficie d’un jeu d’acteur supérieur à la moyenne de ce type de films.

La bande-originale n’est pas en reste : réalisée par John Cacavas, célèbre pour avoir composé la musique de Kojak, ou encore des films comme Horror Express, Airport 75, elle colle parfaitement à l’ambiance horrifique de l’époque.

Indispensable pour les fans de films d’horreur des années 80, Cérémonie Mortelle rejoint la collection angoisse de Rimini Editions et bénéficie ainsi de son édition combo collector DVD + Blu-Ray, accompagné du traditionnel livret de 20 pages d’un passionnant bonus du réalisateur Gilles Penso.

Informations du communiqué de presse

Par Sébastien Nippert.

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AMERICAN GIRL (2022) – Critique

AMERICAN GIRL (2022) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur AMERICAN GIRL

Disponible depuis le 7 octobre sur la plateforme Tudum Netflix, AMERICAN GIRL s’est rapidement hissé à la première place du top des visionnages. Mais est-ce pour autant synonyme de qualité ?

Un titre très girly et bancal

Difficile d’en faire abstraction mas une fois n’est pas coutume dans notre horizon cinématographique national, le film bénéficie d’un consternant titre français qui une fois de plus cherche à tout américaniser ; et qui est diamétralement à l’opposé du titre original Luckiest Girl Alive qui lui avait du sens.

Avec ce film, Netflix s’attaque à une thématique délicate et à prendre avec des pincettes : l’histoire d’une journaliste américaine à la carrière brillante, rattrapée par un traumatisme de violences sexuelles.

Ani Fanelli interprété par Mila Kunis est une jeune femme à qui tout réussit. Titulaire d’un poste enviable à la rédaction d’un magazine réputé, un style de vie confortable, un mariage de rêve qui se prépare avec l’homme parfait… Elle semble être comblée. Mais son passé la rattrape et vient peu à peu noircir ce tableau idyllique lorsqu’un réalisateur de documentaire la contacte pour l’interviewer sur de terribles incidents survenus durant ses années lycée.

Cette histoire c’est celle de Jessica Knoll qui signe ici le scénario. Ex-rédactrice en chef de Cosmopolitan, elle écrit en 2016 un roman à succès inspiré de son propre vécu. Alors lycéenne, elle est victime d’un viol collectif lors d’une soirée. Son récit, Netflix a décidé de l’adapter pour le petit écran.

Un film puissant, dur mais nécessaire.

Classé par Netflix dans la catégorie « Déconseillé aux moins de 18 ans », AMERICAN GIRL n’est pas à mettre devant les yeux de tout le monde. Certaines scènes peuvent être difficiles à regarder mais sans pour autant être gratuites mais sont à contrario au service de ce métrage qui s’avère être nécessaire et qui ne laissera pas ses spectateurs indemnes.

Un traitement judicieux au ton très juste.

Le film ne fait pas dans la dentelle, n’en cache rien, mais ne tombe pas non plus dans le piège du pathos ou dans celui de victimiser ses protagonistes et par conséquent son propos en le vulgarisant. Partir du postulat de départ d’un portrait d’une femme forte dont la réussite semble être sa principale ligne de conduite pour ensuite gratter progressivement son passé et en découvrir les séquelles, est un traitement très judicieux et subtile. Oui un traumatisme peut ruiner une vie mais le film va d’entrée à l’encontre de ce propos pour annoncer que la vie peut prendre une autre tournure malgré les traumatismes.

Au final AMERICAN GIRL est un film sincère, touchant qui souligne l’importance de la liberté de parole et qui après six ans de travail a permis à Jessica Knoll de faire la paix avec elle-même. Sa conclusion sera la nôtre.

« Je n’ai plus besoin de vengeance parce qu’il n’y a plus rien à venger. J’ai repris possession de ce qui était à moi ».  

Par Sébastien Nippert

NOTRE NOTE

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