THE CHOSEN (2017) – Critique

THE CHOSEN (2017) – Critique

Fiche technique :

  • Date de sortie : Diffusée à partir de 2017
  • Réalisateur : Dalla Jenkins
  • Avec : Jonathan Roumie
  • Genre : Série Historique, Drame
  • Durée : 2 saisons, 17 épisodes

Notre avis sur la série THE CHOSEN – Saison 1

Discret mais terriblement efficace. Voici comment on pourrait décrire en quelques mots la série THE CHOSEN qui en peu de temps est devenu un véritable phénomène viral et planétaire.

Plus importante opération de crowfinding jamais réalisée :

La particularité de la série est son mode de financement. Le metteur en scène a prévu pas moins de sept saisons pour détailler le cœur de son intrigue mais voilà, aucune chaîne n’est prête à prendre ce risque. Ne disposant pas du financement nécessaire pour son ambitieux projet, le créateur Dallas Jenkins va alors décider de recourir au financement participatif et de faire produire la série par le public intéressé, via une plateforme de financement. Les téléspectateurs y vont de leur poche et deux ans plus tard, il annonce avoir récolté plus de dix millions de dollars, un record ! ce qui en fait aujourd’hui la plus importante opération de crowdfunding jamais même réalisée.

Genèse du projet et synopsis :

L’idée du projet a vu le jour il y a un peu plus de cinq ans dans la tête du réalisateur Dallas Jenkins. Son ambition ? dresser un portrait de Jésus de Nazareth à travers le regard de différents personnages qui ont croisés son chemin et qui l’ont accompagné jusqu’à la croix.

Un pêcheur charismatique qui croule sous les dettes. Une femme hantée par ses démons. Un jeune collecteur d’impôts mis au ban de la société. Un chef religieux qui remet en question les traditions de sa foi. Autant de personnes qui permettent de découvrir Jésus à travers les yeux de ceux qui l’ont connu.

Pour mener à bien ce projet, le réalisateur va opter pour la série avec son format qui lui permet des développements bien plus importants qu’un film, et lui permettant de montrer à l’écran des passages des Évangiles encore peu ou pas exploités.

Objectif un milliard de vues :

En plus de la plateforme de financement, le réalisateur a également créé un site dédié et une application spécifique et qui est gratuite pour que tout le monde puisse la regarder. Les deux premières saisons ont été vu par plus de 300 millions de personnes !

Déjà traduites dans 50 langues, à noter que la France a été le premier pays à proposer une diffusion sur une chaîne grand public. En effet, le groupe Canal+ qui a financé un doublage de grande qualité a mis les huit épisodes de la saison 1 à l’antenne en décembre 2021 sur la chaîne C8.

L’objectif de Dallas Jenkins est de tourner 7 saisons et d’atteindre un milliard de vues. Mais son objectif principal n’est pas factuel. Il déclare :

Je veux que chaque individu puisse mieux connaître Jésus même s’il a lu la Bible. La série à travers le regard des disciples et de ceux qui ont croisé Jésus te conduit à l’aimer davantage. The Chosen signifie les choisis, les élus, mais possède trois niveaux de signification. L’une concerne Jésus choisi par Dieu, la seconde se rapporte aux Juifs, le peuple élu, c’est pourquoi j’ai tenu à ce que la série présente de manière authentique le peuple juif et l’identité juive de Jésus et la troisième concerne les disciples et ceux que Jésus a choisis pour le suivre ».

Une série de qualité

Qu’on se le dise tout de suite et soyez rassuré, THE CHOSEN ne repose pas sur une narration classique de l’Évangile. On ne se retrouve pas avec du pathos larmoyant ou intrusif et Jésus n’est pas le protagoniste principal mais les personnages secondaires sont les héros de la série. Ceci permet à tout un chacun de s’y identifier plus facilement et on apprend que les apôtres étaient finalement des personnes comme le commun de mortels et qu’ils n’avaient rien d’exceptionnelle expliquant pourquoi ils ont été choisis.

Si la qualité du scénario et de l’écriture est impressionnante, la série s’accorde tout de même quelques extrapolations pour renforcer la consistance psychologique des personnages qui suivent ou rencontrent Jésus. Les bases dogmatiques et historiques sont solides et le soin apporté aux objets et au décor de la vie quotidienne est particulièrement intéressant.

THE CHOSEN, une série dont la 1ère saison se décline déjà en DVD simple ou collector, disponible à l’achat et que l’on vous recommande vivement de visionner.

 Critique de Sébastien N.

NOTRE NOTE

UN TALENT EN OR MASSIF (2022) – Critique

UN TALENT EN OR MASSIF (2022) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur UN TALENT EN OR MASSIF

Avant-Propos :

L’auteur de ces lignes a grandi avec les films de Nicolas Cage. Rock, Les ailes de l’enfer, A tombeau ouvert, Lord of war, Volte face, Living Las Vegas… chacun de ces films font partie de ses références d’un certain cinéma qu’il aime de façon nostalgique.

Critique :

Dire que Nicolas Cage s’est perdu ces dernières années est malheureusement une réalité. Le temps où l’acteur faisait la réussite commerciale d’un film rien que sur son nom est désormais révolu.

Pourtant, un retour au sommet de Nicolas Cage semble peut-être se dessiner (notamment avec l’excellent Pig) et la sortie de  » Un talent en or massif » qui pourrait être la nouvelle étape d’un retour gagnant avec pourtant un exercice compliqué : Nicolas Cage va devoir jouer son propre rôle.

Le synopsis :

Nicolas Cage est un acteur sur le déclin, il est criblé de dettes – comme dans la « vraie vie »-, n’arrive plus à échanger avec sa fille, se ridiculise en public et n’obtient que des rôles minables. Une proposition arrive alors, un millionnaire fan de l’acteur (Pedro Pascal) décide de lui donner une forte somme d’argent pour participer à son anniversaire. En acceptant cette invitation, Nicolas Cage est loin de se douter qu’il va être plongé dans une aventure digne de ses propres films.

Le film tient il la route ?

Ne tournons pas autour du pot, oui le film est efficace. On rigole, on a envie de connaitre le dénouement de cette histoire et les acteurs sont vraiment bons. Pedro Pascal est excellent en milliardaire fan de l’acteur à outrance, l’alchimie entre lui et Nicolas Cage est parfaite. Neil Patrick Harris en agent de Nicolas Cage est certes peu présent mais toujours aussi bon à chacune de ses interventions.

Quant à Nicolas Cage, il n’hésite pas à se parodier, parfois même salement. Il va jusqu’à écorcher son image pour faire rire de sa situation d’acteur déchu. Oui parfois il surjoue mais contrairement à ses films en direct DVD, le surjeux est là pour s’auto-parodier. Franchement, revoir Nicolas Cage autant en forme et se mettant clairement en difficulté en se moquant de lui-même fait plaisir.

Au final, un retour gagnant ?

Soyons clair, nous ne sommes pas au niveau de Lord of War ou de Living Las Vegas mais nous avons un film bien réalisé, drôle, fun, qui ne se prend pas au sérieux et qui marque un retour solide d’une icône du Cinéma.

Si vous aimez de base Nicolas Cage, les comédies d’actions qui sentent bons les années 90 et les « bromances » ridicules mais jouissives alors « Un talent en or massif » est pour vous.

Nicolas Cage, tu nous avais vraiment manqué . 

 Critique de Grégory C.

NOTRE NOTE

CRUSH (2022) – Critique

CRUSH (2022) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur CRUSH

CRUSH est un thriller du réalisateur Luis Prieto qui sort directement en VOD dans nos vertes contrées.

L’histoire :

Le scénario est simple et efficace :

Chris est un millionnaire fraichement divorcé. Il vit enfermé dans sa maison entièrement connectée sans avoir de véritable interaction sociale. Il glisse de plus en plus dans une solitude mélancolique.

Un jour, il croise Sky, jeune femme belle et pleine d’énergie qui l’attire immanquablement. Une romance débute entre eux mais Chris ne se doute pas que Sky cache des intentions bien plus sombres qu’il n’y parait transformant bientôt sa maison en prison physique comme mentale.

La promotion de ce film fait le rapprochement entre cette œuvre et le film Misery, même si il n’égale pas ce chef d’œuvre, Crush est effectivement un thriller en huit clos assez efficace notamment sur certains choix d’acteurs et sur sa réalisation.

Les acteurs :

Chris est interprété par Cameron Monaghan, vu notamment dans la série Gotham mais aussi dans le jeux vidéo Jedi Fallen Ordre. Comme toujours, rien à redire sur sa prestation. Entre l’homme frappé par la solitude, le jeune amoureux et la victime pétrifiée, il incarne parfaitement un personnage qui va vivre une véritable descente aux enfers. Lilly Krug est Sky, et pour une actrice encore novice, elle délivre une prestation sans faute passant d’une douce prétendante attentionnée à une manipulatrice sans culpabilité. On a hâte de la voir dans d’autres rôles. Au final, ce duo d’acteur fonctionne vraiment bien notamment sur le final vraiment prenant.

Sur le reste du casting (Frank Grillo et John Malkovich) c’est plus anecdotique mais efficace, sans atteindre des sommets.

La réalisation :

Nous sommes sur un film en direct VOD donc il faut juger au regard de son cadre. Pourtant, il faut noter que la réalisation est bien supérieure à un simple téléfilm. La point fort de CRUSH est de jouer efficacement avec la maison de Chris, qui est une maison hyper connectée, censée faciliter la vie du protagoniste mais devenant au final sa prison. Sans vous spoiler certaines utilisations des outils connectés vous feront regarder différemment vos propres smartphone, smartTV, montre connectée…

Conclusion :

Sans être particulièrement ambitieux, CRUSH et un thriller de série B bien sympathique, qui se laisse regarder jusqu’à la fin en reprenant certains codes de ce genre de huit clos, certes parfois kitch, mais toujours efficace.

 Critique de Grégory C.

NOTRE NOTE

LE PARRAIN (1972) – Critique

LE PARRAIN (1972) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur LE PARRAIN

Avant-Propos :

Il est difficile de faire une critique sur un film tel que LE PARRAIN. Ces lignes tenteront humblement de poser un avis sur cette œuvre intemporelle.

Un peu de contexte :

Aujourd’hui c’est incontestable, LE PARRAIN est une Œuvre culte et Francis Ford Coppola un réalisateur phare du XXeme siécle. Pourtant en se replaçant dans le contexte de l’époque, cette adaptation du livre de Mario Puzo ne fut pas si simple et la production du film fut compliquée.

C’est avant tout un film fait avec des seconds choix, Coppola par exemple n’eut le poste de réalisateur qu’en soumettant son idée, particulièrement pertinente, de faire un film sur la mafia mais surtout un film sur l’histoire américaine et celle du capitalisme. Mais surtout le génie de Coppola fut de raconter la spirale qui attire un homme de bien dans la folie destructrice et la solitude (parfaitement illustrée dans la trilogie notamment avec le nouveau montage du PARRAIN 3).

C’est aussi l’histoire d’un bras de fer entre le studio Paramount et le réalisateur – qui est passé proche de la sortie plus d’une fois-. Regarder LE PARRAIN c’est comprendre comment un réalisateur peut imposer sa marque et délivrer une œuvre unique que personne d’autre n’aurait pu réaliser.

Ce n’est plus un secret aujourd’hui mais il y a eu aussi de nombreuses pressions sur le film, notamment mafieuse, mais aussi de ligue de défense. Pourtant des accords furent trouvés et la production accoucha d’une œuvre majeure avec un Marlon Brando au sommet de son art (alors que lui non plus n’était pas le premier choix) et un Al Pacino qui creva l’écran (second choix aussi).

Coppola imposa sa vision et le cinéma fut changé à jamais.

Pourquoi ce film est culte :

Il y a tant de raison qui font de cette œuvre un film majeur notamment sa fin ou le passage en Sicile mais j’en retiendrais surtout un : le mariage du début.

Le mariage de Connie, la fille du parrain, est une leçon de cinéma. Cette séquence est longue mais jamais ennuyeuse. La réalisation nous montre à la fois parfaitement cette ambiance de fête, la richesse déployée mais aussi – et surtout – les traditions mafieuses avec les fameuses demandes au Parrain donnant ensuite un système de dette à ceux qui font appel à la famille Corleone. Tout est utile pour l’intrigue principale – contexte, personnalité des protagonistes, sous intrigues, contexte historique, règles mafieuses. C’est simple, à la fin du mariage, nous somme comme intégrés dans le quotidien de la famille sans nous en être rendu compte et on a l’impression de connaitre les personnages depuis des années. Pas une seconde n’est à jeter, chaque moment est savoureux.

Un des possibles sens du film :

Contrairement à ce qu’on peut penser, ce film ne fait pas l’apologie de la mafia, son sens est tout autre. LE PARRAIN montre la naissance d’un Chef avec la montée en puissance du personnage joué par Al Pacino mais aussi le déclin de tous ses principes et au final de son humanité. Il est le chef mais il n’est plus libre. Il vient de renaitre et de mourir à la fois.

Conclusion :

Ce film est une œuvre majeure du 7eme art, il est intemporel, fort et puissant. Francis Ford Coppola, envers et contre tous, nous délivre un long métrage parfait. Nous ne pouvons que le remercier et le détester à la fois car après avoir vu ce film, beaucoup d’autres œuvres vous paraitront fades

Un pilier de l’histoire du cinéma ! 

 Critique de Grégory C.

NOTRE NOTE

AND JUST LIKE THAT… (2021) – Critique

AND JUST LIKE THAT… (2021) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur AND JUST LIKE THAT…

Véritable révolution du petit écran à la fin des années 90, Sex And The City fait son grand retour, vingt plus tard, sur notre écran de télévision avec And Just Like That narrant toujours les aventures de Carrie, Miranda et Charlotte à un nouveau stade de leurs vies. Si cette suite était tant attendue par les fans, elle était également très redoutée par tous. L’absence de l’actrice Kim Cattrall et du producteur Darren Star (Emily In Paris) aux commandes, laissée entrevoir une suite qui n’augurerait rien de bon. Alors qu’en est-il du résultat final ? Est-ce que la série à réussi à échapper aux prédictions parfois néfastes qu’on lui a incombé depuis l’annonce de son retour ? La réponse est simple : il ne faut rien en attendre. Car cette suite fait office de nouveau chapitre. D’une nouvelle histoire.

 La grande absente de ce nouveau chapitre

N’allons pas par quatre-chemins : l’absence de l’iconique Samantha Jones (incarnée par l’immense Kim Cattrall) dès les premiers instants de retrouvailles avec les filles se fait cruellement sentir. De même que certaines répliques ou dialogues, provenants des différents protagonistes, auraient pu être tout droit sorti de la bouche de Samantha elle-même. En un sens, cela permet de rappeler que ce personnage emblématique a fait partie intégrante de l’aventure et de cette amitié féminine durant de nombreuses années. Son empreinte et sa personnalité sont restées présentes dans l’air et ont profondément marqué ses héroïnes de quelques manières que ce soit. Comme toute relations qui parcoure notre existence et qui laisse forcément quelques traces, ce qui ajoute d’autant plus de réalisme à l’histoire que veut nous raconter And Just Like That Quant à l’explication officielle de son absence dans ce nouveau chapitre, abordée au détour d’une conversation entre Carrie et Miranda, elle est expéditive, peu cohérente et en laissera plus d’un perplexe à défaut de ne pas avoir d’explications du tout. Heureusement pour certains, une maigre consolation pour d’autres, les scénaristes et son créateur ont réfléchi de manière intelligente afin de faire « vivre » le personnage de Samantha dans une autre dimension : les SMS. Ceux-là étants ponctuels et justifiés, ils permettent de donner un faux-semblant d’informations sur la relation (déjà) tendu entre Carrie et Samantha. Ce procédé, bien que très limiter, assure partiellement la présence terriblement manquante de sa quatrième mousquetaire. « C’est comme si elle était morte. » dis Miranda. Oui, comme si, mais pas complètement non plus.

 Des histoires plus matures et dans lair du temps

Cinquante ans et des poussières, c’est à présent l’âge auquel le trio de choc est confronté. Si Sex And The City était avant-gardiste pour l’époque dans sa façon résolument crue de parler de sexe ainsi que des relations perpétuellement compliquées entre les hommes et les femmes, And Just Like That Poursuis dans cette même continuité, mais en nous racontant une histoire différente avec des sujets d’autant plus intéressants qu’ils collent parfaitement à l’âge de nos héroïnes, mais également à notre époque, au contexte actuel de notre société, tel que la pandémie mondiale, qui est rappelée ici de manière naturelle au tout début du premier épisode. Le wokisme fait aussi partie intégrante du paysage new-yorkais, même si l’approche n’est pas toujours très subtile. Ses personnages ayant mûri, évolués dans l’âge et dans leurs réflexions, les nombreux thèmes abordés sont donc en phase totale avec ce que vivent ces femmes dans la fleur de l’âge. On y parle ici d’amitiés, celles qui se terminent ou qui commencent, de deuil, de crise identitaire, du rapport homme/femme à un âge plus avancé, de la (re) découverte de sa sexualité ou encore des relations amoureuses ou sexuelles à l’ère du numérique et d’Internet, qui ont profondément changé notre vision du monde et notre rapport aux autres. Même si la série fait parfois preuve de maladresse dans certains des thèmes qu’elle souhaite aborder, elle amène avec plus de subtilité et de réalisme ce décalage total entre ces héroïnes qui, encore quelques années auparavant, étaient dans le mouvement et qui sont aujourd’hui totalement dépassées par la nouvelle génération où les codes ont résolument changé. Une génération beaucoup plus libre, qui n’a pas peur de s’affirmer, d’aimer et d’être. Un joli constat qui permet de nous rappeler que ses héroïnes, avec qui nous avons grandi, ont vieilli et que, dans un avenir proche ou lointain, nous serons confrontés à la même situation, car cela est universel, propre à chacun et surtout inévitable. C’est un joli tour de force de ce que nous propose la série, qui ne cherche pas à masquer cet écart entre ce qu’elle a pu raconter vingt ans auparavant et ce qu’elle raconte aujourd’hui à une ère à la fois incertaine et où tout semble possible.

 Une pléiade de nouveaux personnages haut en couleurs et en genre (s)

And Just Like That Est une suite logique et clair dans son désir de montrer des femmes plus âgées – ce qui est rare à la télévision, il faut le souligner – mais c’est également un prétexte judicieux pour réparer les erreurs du passé que sa sœur aînée Sex And The City avait pu commettre durant ses heures de gloire. Car ce n’est que quelques années plus tard qu’elle fut l’objet de critiques plus virulentes : on lui reprochait un manque évident de diversité, trop blanche (peu ou pas de personnages noirs) avec une tendance omniprésente à l’élitisme. Si à présent la série coche toutes les cases du cahier des charges en terme de diversité, parvient-elle tout de même à donner de l’intérêt à ces personnages issus de cette nouvelle inclusion ? Oui. Et non. Certains personnages, comme Nya Wallace (Karen Pittman) ou encore l’excellente Seema Patel (Sarita Choudhury) ont parfaitement su intégrer l’univers de la série, car les scénaristes ont pu leur donner de l’intérêt avec une identité qui s’allie parfaitement à l’univers de la série. D’autres sont plus irritants, mais servent habilement l’histoire, notamment le/la boss de Carrie, Che Diaz (Sara Ramirez) un personnage non-binaire qui va bouleverser la vie de Miranda. A contrario, des personnages tel que celui de Lisa Todd Wexley (l’élégante Nicole Ari Parker) n’ont pas de réelles intentions, sauf d’être là, et n’apportent rien de nouveau. Mais un des vrai problème majeur de cette première saison, c’est d’être inclusif sans vraiment approfondir le sujet. Ce qui est bien dommage pour une série qui tente maladroitement de mettre en lumière ces personnages issus de la diversité.

 Une suite vraiment réussie ou alors totalement ratée ?

Les avis peuvent être souvent partagés ou divergent simplement. Certains diront que cette suite est réussie malgré l’absence de l’un de ses personnages phare, d’autres diront qu’elle ne vaut rien sans ce personnage emblématique qui était le moteur de la série, que de toute façon, quel est l’intérêt de suivre les aventures de ces femmes vieillissantes qui ont eu leur quart d’heure de gloire quelques années auparavant. Et puis, waouh, des femmes de cinquante ans à la télé ? Aucun intérêt. En vérité, cette suite n’est ni bonne ni mauvaise, elle joue un peu sur la nostalgie certes, mais son intérêt va bien au-delà que de son statut de série culte qu’elle a fièrement acquis au fil du temps. And Just Like That est une série qui parle d’un trio que l’on ne connaît que trop bien, qui a vieilli mais qui a encore des histoires à raconter. Alors oui, sans Samantha ce n’est pas pareil, la série souffre parfois d’un manque de rythme, l’univers est toujours un peu bling-bling, les tenues de Carrie, cette éternelle adolescente qu’on adore détester, sont toujours aussi extravagantes, et puis il y a des personnages inutiles et énervants (Che Diaz si tu m’entends…) Mais en la regardant, j’ai compris combien cela pouvait être parfois réconfortant de retrouver de vieilles amies. Comment cela pouvait être intéressant de voir à quel point une série qui aura marqué toute une génération, et encore celle d’après, a pu évoluer et changer, pour le meilleur et pour le pire. Car oui, malheureusement rien n’est parfait et on trouvera toujours à redire malgré nous. Mais tant qu’il y aura des séries comme celle-ci pour nous faire du bien et nous raconter quelque chose, qu’elle est le mal ?

 Et juste comme ça, je me suis finalement surpris à aimer la suite de Sex And The City.

 Critique de Rémi V.

NOTRE NOTE

MOONFALL (2022) – Critique

MOONFALL (2022) – Critique

Fiche technique :

Notre avis sur MOONFALL

Avant-Propos :

L’auteur de ces lignes est fan de films à grand spectacle et films catastrophes des années 90/2000. C’est dans cet optique qu’il est allé voir moonfall.

Moonfall c’est quoi ?

Moonfall est le dernier film de Roland Emmerich avec notamment au casting Patrick Wilson, Halle Berry et John Bradley (Samwell dans Game of Thrones).

Le scénario semble simple au premier abord, la lune décroche de son orbite et va toucher la terre. Une mission va être monté pour comprendre ce qui a déclenché ce cataclysme. Un astronaute devenu « persona non grata »à la NASA et un geek un peu complotiste détiennent peut être la clef du mystère.

Toutefois, et sans rien révélé ici, le scénario va prendre une direction surprenante et soit vous adhérerez et vous allez aimer le film, soit ça va vous faire décrocher et vous vous direz : « mais je suis en train de regarder quel genre de film ». Dans ces lignes, vous le verrez, le scénario a fait son effet et la surprise fut très agréable à suivre. On a envie d’en savoir plus sur l’univers du film et ses mystères en se disant qu’on a une bonne « SF pop-corn » qui ne nous a pas encore livré tous ses secrets.

Un retour dans les années 90/2000

Clairement dans le traitement des personnages, nous retournons dans les clichés ­des films catastrophes de l’époque. Les personnages divorcés en froid avec leur famille, le scientifique incompris et les enfants qui galèrent. Pourtant, et c’est une des forces du films, ça marche vraiment très bien avec des acteurs efficaces dont mention à John Bradley qui est la fois drôle, sans être lourd, et touchant.

Ce film a cette saveur du cinéma catastrophe des années 90/2000 qui ne se prend pas la tête, empile les clichés mais au final nous veut du bien et va à l’essentiel sans passer des heures à faire du « drama » (oui ça peut être étonnant pour un film catastrophe).

Une réalisation qui en met plein la vue avec quand même un petit défaut :

Evidemment les scènes de catastrophes sont très bonnes (même si on a déjà vu des scènes de ce niveau), la lune est impressionnante et les scènes dans l’espace sont efficace (nous n’en dirons pas plus pour ne pas spoiler).

Le seul point regrettable à noter reste la manie de Roland Emmerich de tout filmer en studio et sur certains plans (notamment en extérieur) ça se voit. Ce n’est pas dommageable mais c’est un point à noter.

En conclusion

Moonfall est un très bon divertissement, si vous aimez ce qu’il veut vous vendre : une histoire plus intéressante qu’il n’y parait servit par une réalisation et une écriture nostalgique du début de ce siècle. Si ce genre de divertissement vous plait, vous allez adorer et ce film vous fera le plus grand bien.

 Critique de Grégory C.

NOTRE NOTE