I LIVE HERE NOW (2025)
Révélation du Festival du Cinéma Américain de Deauville, I Live Here Now marque les débuts audacieux de Julie Pacino, qui s'affranchit de l'ombre de son père pour plonger dans un univers sombre et fantastique. Si le film séduit par sa mise en scène stylisée et son exploration des traumatismes, il divise également le public par son approche métaphorique parfois trop appuyée. Entre cauchemar et réalité, cette œuvre intrigante interroge notre capacité à embrasser le décalage entre audace artistique et attentes du spectateur.
Critique par
Sébastien Nippert
Publié le

Cette année, parmi la palette des films en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville, un long-métrage en particulier a suscité de vives réactions et irritations chez de nombreux festivaliers : I Live Here Now, premier film de Julie Pacino, fille de l’illustre Al Pacino.
Nombreux sont ceux qui quitté la salle en cours de projection, et quelques « bouh » se sont fait entendre à la fin de la séance. Mais cette réaction est-elle réellement justifiée ? Ou bien reflète-t-elle simplement le décalage entre le public de Deauville et celui auquel s’adresse ce type de proposition cinématographique ?

Synospis : Une femme se retrouve piégée dans un hôtel isolé, où les échos violents de son passé prennent vie.
Si l’on devait identifier un dénominateur commun entre les films en compétition cette année, ce serait sans doute la représentation d’une forme de meurtrissure à travers les portraits de ces personnages. I Live Here Now ne déroge pas à cette tendance, mais choisit un angle de vue et une direction artistique radicalement différentes. Plutôt que d’opter pour un drame intimiste et mélancolique, le film s’engage sur une voie plus sombre : celle du cinéma de genre. Il s’agit clairement d’un film fantastique, aux accents horrifiques, qui reprend les codes du cinéma d’horreur.

Pour son premier long-métrage, Julie Pacino va clairement s’affranchir de son héritage familial pour imposer une voix singulière. L’audace est de mise, et le film se détache totalement de toute référence à la filmographie de son père. Cette volonté de distinction est louable, mais elle évoque d’autres univers cinématographiques, notamment ceux de ou . Le décor du motel isolé, servant de huis clos psychologique, rappelle , la complexité narrative évoque , tandis que l’esthétique et la colorimétrie font penser à .
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