THE SUBSTANCE (2024)
Dans un contexte où le Festival de Cannes 2024 célèbre les récits audacieux, The Substance de Coralie Fargeat, avec Demi Moore en tête d'affiche, s'illustre par son ambition démesurée mais finit par décevoir. Malgré un concept intrigant d’une double vie à travers une substance mystérieuse, le film s’enlise dans des incohérences et des leçons moralisatrices peu subtiles, laissant le spectateur sur sa faim. Découvrez pourquoi ce long-métrage, bien qu'armé d'un Prix du scénario, n'est pas à la hauteur de ses promesses.
Critique par
Grégory Caumes
Publié le
- Temps de lecture estimé : 3 min de lecture

Bande-annonce
The Substance (ou La Substance au Québec) est un film d’horreur franco-britanno-américain écrit et réalisé par Coralie Fargeat, sorti en 2024.
Le film est présenté en « compétition officielle » au Festival de Cannes 2024, où il remporte le Prix du scénario. Les acteurs principaux incluent Demi Moore dans le rôle d’Elisabeth Sparkle, Margaret Qualley dans celui de Sue et Dennis Quaid dans le rôle de Harvey.

Lorsqu’on se rend au cinéma pour voir un film ayant remporté le Prix du scénario, et après tant de battage médiatique (même s’il reste limité au microcosme du cinéma), on s’attend naturellement à être ébloui, captivé et même subjugué… Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Le scénario est aussi creux que celui de Thor 4, le film est aussi ennuyeux que la vidéo de notre dernière coloscopie et la réalisation aussi peu inspirée que celle de Sharknado (qui, au moins, avait le mérite d’être divertissant).

Le concept de base est intrigant, mais il se révèle finalement bancal. Elisabeth Sparkle vient de fêter ses 50 ans ; elle est licenciée le jour même de son show télévisé, jugée « trop vieille » et dépassée. Ancienne star du petit et grand écran, elle se retrouve sans perspectives. Une solution miracle lui est alors proposée : la fameuse substance, qui lui permet de créer un double d’elle-même, plus jeune et censé être la meilleure version d’elle-même. Mais une question se pose rapidement pour le spectateur : quel intérêt cela représente-t-il pour elle ? Elisabeth ne contrôle pas son double. À chaque fois que ce double est actif, elle tombe dans le coma pendant sept jours (puis échange à nouveau avec son double), et elle subit même des répercussions physiques si elle ne respecte pas les règles liées à cette fameuse substance.
À lire dans la même veine
D’autres critiques récentes, même type d’œuvre et genres proches - pour prolonger la lecture et le parcours sur le site.


Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Connectez-vous pour commenter (l’inscription est proposée sur la page de connexion). Les messages sont modérés avant publication.