1. Code Quantum :
Samuel Becket, dit Sam, est un scientifique qui « saute » aléatoirement dans le temps pour venir en aide à des inconnus et corriger les erreurs du passé. Il s’incarne dans une personne existante et lui rend son corps une fois sa mission accomplie. Depuis le début de la série, il pense ne pas savoir comment rentrer chez lui.
Dans le dernier épisode il s’incarne lui-même pour la première fois et se retrouve dans un bar tenu par un homme qu’il a déjà rencontré dans le premier épisode. Au cours de sa mission, il va recroiser des personnes qu’il a déjà sauvées mais sous d’autres noms.
Très vite il va se rendre compte qu’il est dans une sorte de monde à côté du monde et que le Barman serait soit Dieu soit le Destin. Ce dernier lui fait une révélation forte, Sam contrôle inconsciemment ses « sauts » et son inconscient l’empêche de rentrer chez lui car il souhaite aider les gens plus que de rentrer « à la maison ».
Dieu ou le Destin lui donne (ou redonne) son libre arbitre en le faisant prendre conscience de la possibilité de choisir. Sam déclare alors qu’il veut aider Al, son meilleur ami, avant de rentrer chez lui, la femme de ce dernier s’étant remarié à contre cœur pensant ce dernier mort au Vietnam.
Sam « saute » dans le temps, rencontre la femme de Al et lui révèle qu’il est vivant et qu’il va rentrer. Puis écran noir avec deux textes sur fond noir : Al et sa femme sont heureux ensemble et ont des enfants, Samuel Becket n’est jamais rentré chez lui
A l’époque la série fut annulée avant sa fin, et les scénaristes durent conclure assez vite. Pourtant cette fin représente une des plus fortes et belles conclusions du monde des séries TV car elle délivre parfaitement le message de l’épopée de Sam.
En effet, on nous dit que Sam est bon inconsciemment, une bonté à l’état pur. Dieu ou le Destin lui donne conscience de son choix et de son destin. En pleine connaissance, Sam décide de consacrer sa vie aux autres et les aidera toujours. Il est purement bon même en pleine conscience.
En choisissant cette fin douce-amère mais si forte et cohérente par rapport au destin de son héros, la série nous délivre ce message : la bonté absolue peut exister et qu’elle soit consciente ou non, Samuel Becket incarne cette bonté.
Cette fin est parfaite.