Eh bien, je vais vous dire deux choses. Premièrement, il m'a fallu deux ans pour faire le casting parce que j'ai décidé dès le début que je ne prendrais que des Iraniennes, c’est leur histoire. J'ai eu de la chance parce que vraiment, si vous allez à Berlin, Paris, Londres, New York, Los Angeles, vous avez beaucoup, beaucoup d'actrices iraniennes, d'exilées iraniennes, mais des Iraniennes et évidemment des actrices de grande qualité. Je savais dès le début que je voulais Golshifteh Farahani pour le rôle principal parce que je la connaissais, mais ce n'était pas facile parce qu'elle n'avait jamais tourné de film en farsi depuis qu'elle avait quitté l'Iran. C'était donc un vrai défi pour elle, un défi émotionnel. Évidemment, elle a réussi avec brio.
Pour les autres, j'ai passé beaucoup de temps à faire et refaire des auditions. Et finalement, j'ai trouvé vraiment toutes ces actrices formidables. Je suis très pointilleux sur le jeu d’acteur. Pour moi, même si un acteur frappe à la porte, entre, donne le café et s'en va, il doit être bon parce que si quelque chose est faux dans les performances, ça ne marche pas et ça dérègle tout le film. Et puis en termes de travail, nous avons travaillé très étroitement. Nous sommes allés à Rome où nous avons tourné et elles sont venues pour deux semaines de travail intense avant le tournage. Et aussi pendant le tournage, j'étais là. J'étais là avec elles.
Un point aussi qui a rendu leur interprétation crédible est le fait qu'elles étaient aussi très proches les unes des autres. Cela a créé un groupe de personnes qui voulaient jouer ces rôles et qui voulaient être ensemble.
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