WOMEN TALKING (2023)
Dans son nouveau long-métrage, Women Talking, Sarah Polley s'attaque à une thématique brûlante : la condition féminine au sein d'une communauté mennonite, où des femmes victimes d'agressions sexuelles se réunissent pour décider de leur destin. Avec une mise en scène sobre et une écriture incisive, le film invite à une réflexion profonde sur le pardon, la résilience et la quête d'identité, tout en révélant le talent indéniable de Polley. Un voyage cinématographique qui, loin des conventions du divertissement, interroge notre humanité et notre capacité à changer.
Critique par
Rémi Vallier
Publié le
- Temps de lecture estimé : 4 min de lecture

Bande-annonce
Nouveau long-métrage de l’actrice-réalisatrice canadienne Sarah Polley (Ma vie sans moi, L’Armée des Morts, Splice…) Women Talking, adapté du roman du même nom par Miriam Toews (Ce qu’elles disent, en français) signe ici une fable majeure où la place de la femme est une fois de plus mise en avant dans un contexte religieux où des femmes mennonites, victimes d’agressions sexuelles par des hommes de leur colonie, doivent décider de leurs destins. Ce quatrième long-métrage, plus sombre et moins intimiste que son prédécesseur Stories We Tell sortie dix ans auparavant, confirme une fois de plus tout le talent de Sarah Polley comme réalisatrice. Un film maîtrisé de bout en bout, d'une rare qualité d’écriture et de mise en scène.

« Ne rien faire. Rester et se battre. Ou partir. » Telle est la question. Element central du film qui sera également son fil conducteur, Women Talking, dès ses premières minutes, se charge d’une ambiance terne et froide, où se mêle - paradoxalement - l’innocence d’enfants, filles et garçons, cohabitant, marchant, courant tranquillement ensemble dans les champs alentours. Accompagné d’une voix-off douce et féminine qui narre un récit appartenant au passé, le spectateur se retrouve rapidement confronté à la cruelle histoire qui va suivre : celle de femmes agressées physiquement et sexuellement par des hommes de foi. Ces mêmes hommes, qui font partie du même système religieux, sont poussés par la dominance masculine et du fameux spectre des règles établis durant des siècles par lui-même : celle de considérer la femme comme un simple objet, une poupée vivante.
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