UN COUP DE MAÎTRE (2023)
Dans « Un coup de maître », Rémi Bezançon explore les méandres de l'amitié à travers le prisme d'un monde de l'art en pleine mutation. Porté par les performances touchantes de Vincent Macaigne et Bouli Lanners, ce film offre une réflexion nuancée sur la crise existentielle d'un peintre en décalage avec son temps. Entre rires et émotions, il interroge intelligemment les dérives commerciales de l'art, tout en nous invitant à questionner notre propre rapport à la créativité.
Critique par
Grégory Caumes
Publié le
- Temps de lecture estimé : 2 min de lecture

"Un coup de maitre" est un film français de Rémi Bezançon ("Le premier jour du reste de ta vie") avec Vincent Macaigne et Bouli Lanners.

Ce film nous raconte l’amitié forte mais difficile entre le propriétaire d’une galerie d’art et un peintre en pleine crise existentielle, en décalage avec son temps et qui n’arrive pas à revenir à sa gloire passée.
Le réalisateur présente son film comme une histoire avant tout d’amitié aussi forte que l’amour. Au final, on sent vraiment l’amitié véritable entre les personnages et l’envie de s’entraider malgré un monde de l’art qui change et un peintre désormais en décalage avec son temps. L’écriture de l’amitié entre les deux protagonistes est solide, leur histoire commune, leurs valeurs font qu’on y croit. Evidemment le très bon jeux d’acteur des deux principaux rôles masculins y est pour beaucoup et ils sont à la fois touchants, drôles et énervants tout en restant très justes dans la représentation des liens qui les lient.

La réalisation est bonne sans être révolutionnaire mais joue intelligemment avec les codes couleurs. La musique colle parfaitement avec chaque scène et renforce le voyage qu’on fait avec les deux amis.
La question de l’art et de ses dérives commerciales est traitée intelligemment et prend même la peine d’intégrer des faits actuels comme les NFT. On aurait peut être aimé un film encore plus impertinent sur le sujet.
Quelques petits défauts viendront décourager certains spectateurs comme certaines longueurs – alors que le film ne fait que 1h35 - venant surement d’un découpage en quatre actes peu nécessaire, de facilités scénaristiques et de certains clichés évitables.
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