Smashing Machine : Critique du biopic de Dwayne Johnson | La Minute Ciné
Film17/20
Note 17 sur 20, soit 4,3 sur 5 étoiles★★★★★★★★★★
SMASHING MACHINE (2025)
Dans « SMASHING MACHINE », Dwayne Johnson s'éloigne des blockbusters pour incarner Mark Kerr, une légende du MMA dont la vie oscille entre gloire et désespoir. Benny Safdie livre un biopic brut et sans concession, explorant les ténèbres de ce sport à travers une lentille introspective, où la vulnérabilité du héros prend le pas sur le spectacle. Entre combats physiques et luttes intérieures, ce film promet une plongée saisissante dans l'âme humaine, loin des clichés habituels du genre.
The Smashing Machine n’est pas un film comme les autres pour Dwayne Johnson. Il est le film qui doit démontrer qu’il n’est pas qu’un héros de blockbuster, mais aussi un grand acteur. Le pari est-il réussi ? Le film est-il à la hauteur de l’histoire racontée et de son acteur principal ?
Clairement, Benny Safdie, le réalisateur, signe un biopic brut, sans fard, qui plonge le spectateur dans les coulisses sombres du MMA des années 90. Un film qui parle autant de sport que de solitude, de gloire que de chute, et surtout d’acceptation de soi-même.
Dwayne Johnson, enfin un rôle à sa mesure
Dwayne Johnson est méconnaissable dans cette œuvre. Il incarne Mark Kerr, légende du MMA, champion adulé et homme brisé. Exit les postures de super-héros, place à un jeu d’acteur nu, presque cru. Johnson ose se montrer vulnérable, fragile, à fleur de peau. On sent qu’il a décidé de casser son image habituelle. Enfin, diront certains, nous pouvons voir qu’il est avant tout un bon acteur et pas seulement un produit du show-business.
Le MMA comme métaphore de la destruction
Benny Safdie, déjà connu pour son réalisme sans concession (Good Time, Uncut Gems), ne nous épargne rien. Les combats sont filmés sans effet, sans glamour, avec une caméra qui tremble et des sons qui résonnent comme des coups de massue. Ceux qui s’attendent à un film de sport de combat comme un vont être déçus, car le sujet de cette œuvre est ailleurs.
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Le couple, à la fois fusionnel et autodestructeur, est le cœur battant du film. Leur histoire, entre amour et violence, entre soutien et manipulation, donne au récit une intensité rare. Encore une fois, aucun jugement sur l’un ou sur l’autre, juste de la nuance pour raconter l’histoire d’un couple dysfonctionnel.
Un biopic qui refuse le manichéisme
The Smashing Machine n’est pas un film sur la réussite. C’est l’histoire d’un homme qui se consume, qui se bat contre lui-même autant que contre ses adversaires. Le scénario ne cherche pas à édulcorer la réalité : la descente aux enfers de Mark Kerr est montrée sans filtre, sans musique dramatique pour souligner l’émotion. Certains pourraient regretter l’absence de contexte sur sa carrière, et il est vrai qu’on ne voit pas assez à quel point Kerr était un très grand athlète. Mais encore une fois, le sujet n’est pas vraiment là.
Le rythme, volontairement lent, peut dérouter ceux qui s’attendent à un film d’action. Mais c’est justement cette lenteur qui permet de s’immerger dans la psyché du personnage, de comprendre ce qui le pousse à se détruire.
Une fin sobre et juste
Le film s’achève sans grandiloquence, sans happy end forcé. Juste une note d’espoir, fragile. Ce film est un hommage, au final, à ceux qui ont tout risqué pour le MMA à un moment où ce sport était très mal encadré, un hommage à des pionniers et à leurs sacrifices, montrant clairement les dérives de ce sport. Sans jugement, mais en donnant les clés de compréhension de ce sport, des risques et du parcours de ces combattants, le réalisateur remplit son objectif. Dwayne Johnson aussi.
En conclusion
Le film est une réussite, autant par son casting — avec des acteurs issus du milieu des sports de combat qui sont à la hauteur —, sa réalisation et son message. Oui, il y a quelques longueurs — minimes —, mais cette œuvre mérite d’être vue pour mieux comprendre ce sport qui divise tant qu’est le MMA.
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