THE LAST SHOWGIRL (2025)
Dans The Last Showgirl, Gia Coppola, petite-fille de Francis Ford Coppola, nous plonge dans un hommage vibrant au cinéma indépendant des années 70-80 à travers le parcours poignant de Shelly, une danseuse de cabaret confrontée à l'éphémère de sa carrière. Avec une performance saisissante de Pamela Anderson, le film interroge la lutte des femmes face à l'évolution d'un monde qui ne leur fait plus de place, tout en célébrant la résilience artistique. Entre nostalgie et renouveau, cette œuvre promet une réflexion touchante sur le passage du temps et le combat pour la survie dans un univers où les strass se ternissent.
Critique par
Rémi Vallier
Publié le
- Temps de lecture estimé : 3 min de lecture

Bande-annonce
The Last Showgirl, de Gia Coppola avec Pamela Anderson, Dave Bautista, Jamie Lee Curtis
La dynastie Coppola frappe une fois de plus, et cette fois-ci c’est au tour de Gia Coppola, petite fille de Francis Ford Coppola, de nous présenter son nouveau film The Last Showgirl, hommage vibrant au cinéma indépendant américain des années 70-80.

Le film relate le destin de Shelly, danseuse et artiste de cabaret qui voit subitement sa carrière et son spectacle s’arrêter après trente ans de bons et loyaux services. Passionnée, envoûtée et d’une génération dépassée par l’évolution d’une société nombriliste et porté sur le sexe, Shelly doit faire un choix : avancer ou rester bloquée dans le passé d’un monde qui a depuis évolué, bien loin des strass et paillettes qu’elle a jusqu’alors toujours connue. Sans équivoque, la réalisatrice aborde avec sa caméra tourbillonnante un chassé-croisé entre deux générations de femmes qui n’ont en commun que l’investissement de leur art où le combat reste le même pour tous : survivre à tout prix dans un monde où tout est éphémère, où tout ce qu’on a pu connaitre auparavant n’existe plus.
Le film montre avec lucidité le basculement et la difficulté de vieillir et d’aller de l’avant quand tout ce que nous avons connu jusqu’à présent s’effondre. Difficile d’opérer un quelconque changement quand son héroïne principale, Shelly, se bat pour faire durer un art du divertissement qui se perd et où la jeunesse doit demeurer éternelle, n’existant plus qu’au travers des bribes de souvenirs et du succès d’autant. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, mais Shelly se heurt rapidement aux fantômes du passé et aux sacrifices que cela implique tout au long de sa carrière, au détriment même de sa propre fille.
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