HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS, la trilogie HK culte en coffret collector
Plongée dans l'univers onirique du cinéma fantastique hongkongais, le coffret collector de HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS nous invite à redécouvrir cette trilogie culte, restaurée avec soin. Entre horreur, romance et action, chaque film déploie une richesse narrative unique tout en préservant une cohésion surprenante. Quelles leçons et émotions cette saga intemporelle nous offre-t-elle, près de quarante ans après sa première apparition ?
HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS : une trilogie cule restaurée
Une édition collector limitée (3 disques Blu-Ray + 1 disque 4K UHD) est sortie le 14 février 2026.
Avec ce coffret HK Vidéo / Metropolitan, c’est tout un pan du cinéma fantastique hongkongais qui revient dans des conditions dignes de son statut. Trois films, trois ambiances différentes, mais une même capacité à mêler horreur, romance, action, humour et folklore chinois avec une liberté qui reste encore aujourd’hui assez unique.
Redécouvrir les trois épisodes à la suite permet aussi de constater que la trilogie est beaucoup plus cohérente qu’elle n’en a parfois l’air. Chaque film reprend certains éléments du précédent, mais les déplace, les approfondit ou change radicalement de registre.
HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS
Synopsis
Ning, jeune collecteur d’impôts, trouve refuge pour la nuit dans un temple abandonné. Il y rencontre un mystérieux guerrier taoïste ainsi que Hsiao-Tsing, une jeune femme dont il tombe sous le charme. Ning découvre bientôt qu’elle est en réalité un fantôme prisonnier d’une terrible force surnaturelle.
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Point particulier
Premier volet de la trilogie, Histoires de fantômes chinois impose immédiatement un mélange des genres qui deviendra la marque de la saga. Romance, épouvante, aventure, combats, humour et mythologie chinoise cohabitent sans jamais donner l’impression d’être artificiellement juxtaposés.
Notre avis
Film culte, et le terme n’est vraiment pas galvaudé. Histoires de fantômes chinois raconte finalement l’une des histoires les plus anciennes qui soient : celle de la lutte du bien contre le mal. Mais il le fait avec une maestria incroyable et surtout avec un équilibre presque parfait entre l’horreur, l’épique, le romantisme et l’humour.
Le film nous plonge totalement dans le folklore chinois. Les décors, les monstres, les passages d’horreur, les acteurs, la mise en scène, l’ambiance sonore et une bande originale toujours aussi prenante donnent véritablement l’impression d’entrer dans un conte onirique. Derrière cette folie visuelle se cache surtout une histoire beaucoup plus profonde. Il est question de rédemption, de sacrifice, de la possibilité de rester bon lorsque tout pousse à faire le mal, mais aussi d’un amour impossible qui pourrait bien être l’une des plus belles histoires d’amour racontées par le septième art.
Le film n’a jamais volé son statut de référence. Presque quarante ans après, il reste d’une modernité et d’une efficacité assez stupéfiantes.L’un des grands films d’aventure fantastique de l’histoire du cinéma, tout simplement. Un immanquable à voir et à revoir, qui bénéficie aujourd’hui d’une restauration lui offrant le second souffle qu’il méritait.
HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS II
Synopsis
Après les événements du premier film, Ning poursuit sa route mais se retrouve arrêté à la suite d’un malentendu. Après son évasion, il rencontre un groupe de rebelles engagés dans une dangereuse mission. Parmi eux se trouve Windy, une jeune femme qui ressemble trait pour trait à l’amour qu’il a perdu.
Point particulier
Le deuxième film est une véritable suite directe du premier. Il reprend Ning et plusieurs éléments déjà installés, mais change profondément d’échelle. L’histoire devient davantage politique, plus mouvementée et beaucoup plus tournée vers l’action.
Notre avis
Ce deuxième épisode réussit précisément ce que l’on attend d’une bonne suite : conserver l’identité du premier film sans chercher à le reproduire.
Histoires de fantômes chinois II commence sur une aventure beaucoup plus terre à terre. Ning n’est plus seulement confronté aux créatures surnaturelles. Il découvre aussi un monde humain gangrené par la corruption, la violence et les luttes de pouvoir. La dimension politique devient ainsi beaucoup plus présente, sans jamais faire disparaître la partie fantastique.
Le film est également nettement plus épique que son prédécesseur. Deux grands affrontements structurent une bonne partie de l’aventure et laissent place aux sacrifices héroïques, aux retournements de situation, aux combats spectaculaires et à un humour encore plus prononcé. Le dernier tiers replonge ensuite franchement dans toute la folie du cinéma fantastique et horrifique hongkongais. Malgré cette débauche d’action, les personnages ne sont jamais sacrifiés. Les nouveaux venus sont attachants, disposent de leur propre histoire et trouvent leur place sans écraser ceux que l’on connaissait déjà. Certains retours de personnages iconiques donnent également lieu à des scènes qui restent particulièrement jouissives tant d’années après.
Le résultat est une aventure drôle, spectaculaire, touchante, parfois triste, parfois horrifique, qui conserve l’équilibre du premier tout en développant une identité différente. Moins onirique et romantique que le premier, beaucoup plus orienté vers l’action et l’aventure, ce deuxième épisode est une excellente suite et un complément aujourd’hui indispensable à la saga.
HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS III
Synopsis
Cent ans ont passé. Fong, un jeune moine bouddhiste, voyage avec son maître lorsqu’ils doivent trouver refuge dans un temple abandonné. Ils y rencontrent Lotus et Papillon, deux fantômes au service d’une ancienne force démoniaque. Chargée de séduire le jeune moine, Lotus va progressivement se rapprocher de lui.
Point particulier
Le troisième film est certainement le plus controversé de la trilogie.
Certains l’ont considéré comme un soft reboot, d’autres comme un remake à peine dissimulé du premier épisode. Il peut aussi être vu comme un véritable film miroir, reprenant volontairement les fondations du premier volet pour raconter une histoire différente et apporter une conclusion à plusieurs éléments laissés en suspens depuis le début de la saga.
Cette édition permet également de découvrir la version internationale de 1 h 34 et la version intégrale de 1 h 49. Nous conseillons clairement cette dernière, car les scènes supplémentaires apportent davantage de contexte et surtout plus d’épaisseur aux personnages.
Notre avis
Revoir les trois films à la suite permet de mieux comprendre la place de ce troisième épisode.
L’action se déroule cent ans après les événements du premier film. Pourtant, le monde n’a pas tant changé que cela. L’un des principaux antagonistes est directement issu du premier épisode, et le film revient sur une menace dont le retour avait été annoncé dès le début de la saga. Ce troisième volet apporte donc une véritable conclusion à cet arc et transforme une promesse ancienne en affrontement final.
Le film reprend effectivement une grande partie de la structure du premier épisode, mais il ne se contente pas de la reproduire. Il utilise cette construction comme un miroir et modifie suffisamment ses personnages pour donner un sens différent à des situations parfois très proches. Fong partage certains traits avec Ning. Il est jeune, naïf et découvre progressivement l’ampleur du danger qui l’entoure. La comparaison s’arrête toutefois assez vite. Fong est un moine, il possède un maître, une formation spirituelle et une capacité à agir qui rendent son parcours beaucoup plus cohérent avec les affrontements auxquels il va être confronté.
Le sabreur qui l’accompagne constitue également un lien important avec les précédents films. C’est un chasseur de démons expérimenté, directement inspiré par un personnage majeur des deux premiers épisodes. Ce lien permet d’expliquer son comportement, ses techniques et sa place dans l’intrigue. Il se retrouve au centre de nombreuses scènes d’action, mais également de plusieurs passages comiques, ce qui donne encore une tonalité différente à cette nouvelle aventure.
La grande réussite du film est toutefois le personnage de Lotus. Elle est plus complexe, plus ambiguë et plus travaillée que les personnages féminins des deux premiers épisodes. Là où Hsiao-Tsing apparaissait surtout comme une âme fondamentalement pure, emprisonnée par une force qui la dépassait, Lotus est un personnage profondément marqué par son histoire. Sa souffrance est subtile mais réelle.
Une scène résume parfaitement ce qui la distingue. Lotus accepte de raconter une partie particulièrement douloureuse de son passé, puis prétend immédiatement avoir tout inventé. Son histoire est pourtant bien réelle. Ce mensonge ne sert donc pas à tromper Fong sur son identité, mais à cacher sa vulnérabilité et à éviter d’exposer trop directement sa souffrance.
Ce détail donne au personnage une profondeur particulière. Lotus n’est pas simplement une nouvelle variation de la fantôme séduisante du premier film. Elle est une femme qui a vécu, souffert, appris à se protéger et qui dissimule derrière son comportement une fragilité beaucoup plus importante qu’elle ne veut bien le montrer. C’est précisément ce type de différence qui donne tout son intérêt au film miroir.
Après l’ampleur épique du deuxième épisode, le troisième revient vers une histoire plus classique, plus romantique et parfois plus mélancolique. Il retrouve une structure proche du premier film, mais avec d’autres personnages, d’autres motivations et une autre manière de répondre aux mêmes problèmes. Le mélange entre horreur, romance, action et comédie reste également parfaitement identifiable. C’est sans doute la véritable marque de fabrique de la trilogie : chaque épisode change de tonalité tout en conservant cet équilibre.
Le nouveau casting est par ailleurs particulièrement attachant et permet au film d’exister sans donner l’impression que l’on attend simplement le retour des anciens héros.
Il faut donc regarder ce troisième volet pour ce qu’il est réellement : une conclusion à plusieurs arcs laissés volontairement ouverts, mais aussi une variation assumée sur les enjeux du premier film. Il reprend une écriture et une structure assez similaires, mais les détails changent suffisamment l’histoire pour lui donner sa propre personnalité. Le personnage de Lotus permet même d’y introduire une légère critique sociale, à travers ce que son passé raconte de la place des femmes, de la violence et de la manière dont une existence peut être totalement déterminée par les autres.
La conclusion reste légèrement ouverte concernant le destin des personnages, mais le conflit principal trouve bien sa résolution. Cette ouverture est finalement très cohérente avec le genre : les héros repartent simplement vers d’autres aventures, comme dans certains westerns ou grands récits d’aventure.
Ce troisième épisode est donc essentiel. Il transforme l’ensemble en véritable trilogie, referme plusieurs éléments annoncés dès le premier film et donne une conclusion cohérente à cette longue lutte contre le mal.
LE COFFRET HK VIDÉO / METROPOLITAN
Cette nouvelle édition permet surtout de redécouvrir la trilogie dans des conditions que l’on espérait depuis longtemps.
Le premier film bénéficie notamment d’une présentation en UHD 4K Dolby Vision, tandis que les suites ont également fait l’objet d’un important travail de restauration. Le coffret propose de nombreux suppléments consacrés aux films, à leur fabrication et à plusieurs grandes figures de cette période du cinéma hongkongais.
La présence des deux versions du troisième épisode constitue également un véritable intérêt éditorial. La version internationale est proposée aux côtés de la version originale intégrale, plus longue. Cette dernière est clairement celle que nous recommandons, car ses scènes supplémentaires donnent davantage de cohérence à certains passages et surtout plus de profondeur aux personnages.
CONCLUSION
Revoir aujourd’hui les trois films à la suite permet de mesurer à quel point chacun possède sa propre identité et apporte quelque chose à l’ensemble.
Le premier est un conte fantastique, horrifique, romantique et profondément onirique qui pose les bases de cet univers. Le deuxième élargit considérablement ce monde et devient une aventure beaucoup plus épique, politique et tournée vers l’action. Le troisième adopte une tonalité plus mélancolique et revient volontairement vers l’intrigue du premier. Cent ans ont passé et de nouveaux personnages doivent affronter des maux que l’on croyait disparus. Pourtant, ils ne réagissent pas de la même manière et apportent leurs propres réponses aux problèmes auxquels leurs prédécesseurs avaient été confrontés.
C’est peut-être là que se trouve finalement l’une des idées les plus intéressantes de cette trilogie. Si le mal peut revenir sous différentes formes, le bien peut lui aussi revenir, porté par d’autres personnes et d’autres générations.
Les visages changent, les histoires d’amour sont différentes et les héros suivent leur propre chemin, mais certains combats demeurent. Le personnage de Lotus donne notamment au troisième épisode une profondeur que sa réputation de simple redite du premier peut facilement masquer. Il est probablement l’un des personnages les plus intéressants de toute la saga et permet à ce dernier volet d’apporter une sensibilité réellement différente.
Avec son mélange constant de romance, d’horreur, d’action, de comédie et de spiritualité, Histoires de fantômes chinois forme aujourd’hui encore une trilogie exceptionnelle et certainement l’une des grandes trilogies fantastiques du cinéma.
Ce coffret HK Vidéo / Metropolitan offre donc une très belle occasion de découvrir ou de redécouvrir une œuvre culte qui, près de quarante ans après ses débuts, n’a pratiquement rien perdu de sa puissance.
Film
ON L'APPELAIT ROBIN DES BOIS
Note : 4,3 sur 5 étoiles★★★★★★★★★★
Dans "On l’appelait Robin des Bois", Michael Sarnoski nous plonge dans une relecture audacieuse et sombre du mythe, où le héros légendaire se transforme en un homme tourmenté par ses crimes. Avec une réalisation qui oscille entre violence graphique et moments contemplatifs, le film dépeint une quête de rédemption aussi poignante que dérangeante, portée par un Hugh Jackman magistral. Préparez-vous à une expérience cinématographique qui, loin des contes d’aventures, interroge la légende et ses conséquences.
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